‹ Des voies de communication, considérées sous le point de vue de l'intérêt public: avec unChapitre 16 sur 61 · SLR LES CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

SLR LES CHEMINS DE FER

Il suit la vallée du Crou ; il traverse le faite d'entre leCrou et rOîse , près et à Touest de Marly-la- Ville ; il suit au delà le vallon de Tlsieux , et vient couper TOise près de Vîilers-sous-Saint-Leu.II s'élève ensuite par Creil etClermont dans les vallées de la Brèche et de 1 Oise ; il franchit à*'Gannes le faite qui sépare les bassins de la Somme et de rOise , et descend , par la vallée de l'Avre , à Longueau près Amiens , dans celle de la Somme. Au-delà de cette ▼allée j il suit le Miraumont, coupe le faite d entre la Somme et le bassin de l'Escaut à Achiet-le-Grand , descend la Sirasèe et arrive sur la Scarpe à Vilry. De ce point , jusqu'à Lille y les difficultés ne sont pas grandes ; le tracé passe à la droite d'Hénin-Liëtard , à Seclin , et il entre dans Lille par le faubourg des Malades.

Sur toute cette étendue , ses plus grandes pentes n'excèdent pas trois millièmes.

La première étude présentait pour les trois principaux ftdtes à traverser trois grands souterrains. On a depuis soigneusement examiné les localités où se trouvaient pro-

L'idée qn*on a maintenant des chemins de fer, avec de gros tarirs iin|)os6s pour 00 ans, ne permet pas d'apprécier l'avantage de traverser Paris.

Mais si Ton se figure qu'au bout de dix ans les tarit» soient supprimés , et qoe chaque année 1,500,000 voyageurs et 500,000 tonnes de marchandises arrivent d'Orléans, de la Bourgognc\ de la Belgique , du nord de la France et de? ports de Boulogne et de Calais, on verra les choses d'un tout autre point de vue.

Si l'on considère qu'un chemin aussi peu important que celui de Saint-Germain doit pourtant pénétrer dans Paris, on ne pourra pas douter que les chc- ■ript du Nord n'y doivent pénétrer aussi.

Od commence toutefois à se familiariser avec l'idée de voir des chemins de fier traTfrser les grandes villes. Ainsi le projet de Paris à Versailles, sur la rive poche de la Seine. dres**é par M. Corréard , est apprécié sous ce rapport, rasme sous le rapport d'une {tente faible et d'un court trajet, par beaucoup detr^bons esprits.

Si l'on fait attention d'ailleurs que les rues de Paris sont étroites et cncombrét» par une circulation déjà considérable , on verra qu'elles ne seraient plus tena- Uea si beaucoup de chemins de fer augmentaient le nombre des voyageurs qui viifent dans la capitale et doivent y séjourner, y vivre , y circuler, et augmenter Tencombrement d^à si grand dans certains quarti^.

Il fait de )k que bien qu'il ne soit pas opportun do proposer la traversée dp PMs, il est au moins tout à fait essentiel d'arriver à la Villelte, aûn qu'on puisse, quand on le voudra , prolonger le chemin dans Tintërieur de Paris.

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