TRANS- PORT
0BSERVATIO?fS.
UgM du nord de Dunkerque à Piris *
Lignes de Lyon à Paris :
1* par le caoal de Bourgogne • . 0,05i1
I* par le canal du Centre et le canal latéral
Ugne de Roanne à Paris .... 0y063i
Canal de l'Ourcq
Seine k la remonte.
Houille.
Bots de coDttraction.
>in.
Vtn. bfttrau Jiéehirè h Paris.
Boit.
PaT^.
IfarchtniiiM léncnles.
Les prix portés à ce tableau sont ceux qui sont effectif emcnl payés par le commerce. Ils comprennent donc les frais im|MH sés au marinier pour les retours à vide ou à charge incomplète. Ils comprennent aussi rembarquement, le débarquement et fes jours de planche ^ c'*cst-à-dîre le temps pendant lequel le marinier laisse son bateau à la disposition du destinataire pour prendre livraison. Ce temps varie de cinq à quinze jours^ suivant les lignes et suivant In nature du chargement.
Nous aurions pu, d'ailleurs, faire entrer dans ce tableau le fret sur les lignes de Belgique, où la puissance et la régularité de la navigation réduisent dans une assez grande proportion le prix des transports. Nous avons préféré nous en tenir au réseau navigable qui rayonne autour de Paris. Ce réseau est formé» comme on voit, d'éléments très-divers en rivières et canauif et il peut par conséquent être considéré comme présentant le cas général d'un grand système de navigation intérieure.
Le plus haut prix de transport du tableau précédent est œ* lui de la Seine. Il estdeOfr., 0475 par tonne et par kilomètre^ mais, d'une part, il ne concerne que la remonte; et, d'un autre côté, il est relatif à un état du fleuve qu'il est indispensaUl d'améliorer et dont les perfectionnements doivent produire une réduction d'un tiers au moins sur les frais de la remonte.
Après la Seine, la ligne de Lyon à Paris, par le canal de Bourgogne est celle qui présente le prix de transport le plu» élevé. Plusieurs circonstances grèvent singulièrement cette ligne, nous en signalerons une seule parce que celle-là ne peut être évidemment que temporaire et qu'il faut bien qu^elle disparaisse. II s'agît de la navigation de l'Yonne, entre la RocAc sur-Yonne et Montereau, où la rivière, qui ne comporte pas l€ tirant d'eau du surplus delà ligne, exige l'emploi d'allégé, tes bateaux arrivant par couple à la Roche sont forcés de rompre leur chargement et de recourir à l'emploi d'un troisième ba*
fcki» ou allège, qui suit le convoi jusqu^à Montereau, où il istitoe le chargement quMl a reçu ; l'allège remonte ensuite à de jusqu'à la Roche. La dépense occassionnée par cette ma- BUTre est, pour chaque toupie debateaux, de 761^ (l); le con- )i porte 240 tonnes, et parconscquent c^est une charge par une de 3 fr. 17. On jugera de la perte impossce au comerce par cette entrave, en rapprochant ce chiffre du tonnage lectif de F Yonne pour les provenances du canal de Bourgogne ; du canal du Nivernais. Ce tonnage est de 200 000 tonnes i la perle annuelle est par conséquent de 634,000*^ ! Ainsi le et, sur la ligne du canal de Bourgogne, est susceptible de Diables réductions, qu^il obtiendra à coup sûr.
Nous pourrions pousser plus loin ces observations et poser s principe que, puisque les termes de comparaison sont pris 108 des exploitations de chemins de fer en parfait état, il mdraitpour être conséquent, prendre pour les canaux et les ifiëres les prix qui se rapportent à Tétat normal de tenue 'eau, d^alimentation , de chômage, etc., en un mot, à Pétat m lequel tendent les efforts de Padministration en France , mis qui n est pas encore aujourd'hui réalisé par des causes jaHl serait trop long de déduire ici. Eh bien , au lieu de cela, Hmi prendrons pour le prix du transport par eau la moyenne les prix portés au tableau précédent, laissant ainsi toute leur nfloence aux imperfections des rivières et des c^maux qui ignrent dans ce tableau , et arrivant de cette façon à un résul-^
(1) Reaversement de 80 tonneaux sur l*allége 64 »
Loyer de l'Allège 180 >
Equipages 66 a
Mariniers de Tallége et nourriture 551 >
^Bomie sur les mariniers allant à Paris o6 >
Renversement 64 •
Ti)tià\ 7G1 >
lat trop élevé. Cette moyenne est deOfr. ,02952. Le prix da transport sur les canaux et les rivières en France est donc inférieur à trois centimes par tonne et par kilom. , et nous admettons ce prix trop élevé comme terme général de comparaison.
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Passons aux chemins de fer.
Rappelons d^abord que la commission des tarifs de Belgique trouve « que le produit du transport des marchandises de rwh » hge par convois spéciaux , couvre à peine les frais de et » service pour toutes les distances au-dessous de 50 itt/omè- » très. » (1) Or, nous avons vu que le produit moyen est ca Belgique de près de li centimes par tonne et par kilom., les frais accessoires de chargement, de déchargement et de camionage non compris.
Dans le mémoire, d^ailleurs si remarquable par la clarté d Tordre de ses déductions , qu'il a publié sous ce titre : •