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pothèse, en les joignant aux observations de femmes tabétiques ou atteintes de lésions cérébrales.
Observation I.
CorTÉ. Thèse de Paris 1875. 2 ner
Le 21 janvier 1874, entre à l'hôpital Saint-Antoine, salle Sainte- Agathe n° 6, la nommée Lefèvre. Son admission est nécessitée par une bronchite aiguë, qui suit sa marche ordinaire et ne présente rien de particulier. À l’époque de son entrée à l’hôpital, la malade était enceinte de quatre mois environ.
Vers les premiers jours de février, sa bronchite étant guérie, elle s'aperçoit qu'elle ne peut faire péniblement que quelques pas dans la salle. À ce moment 16 février, on examine la malade et on peut
constater l’état suivant : :
Les membres inférieurs ont notablement perdu de leur force. Les :
membres supérieurs eux-mêmes sont affaiblis surtout à droite. La sensibilité est complètement abolie aux membres abdominaux, il y a une légère analgésie aux membres supérieurs. La marche est presque impossible : la malade peut faire quelques pas, mais elle chancelle aussitôt et est obligée de s’arrêter : vessie et rectum sains. Urines normales.
La malade est alors au cinquième mois de sa grossesse.
Son état reste stationnaire pendant environ deux mois.
6 mai. — Elle est prise de vomissements répétés. Douleurs lombaires excessivement violentes qui arrachent des cris à la malade. Injections de chlorhydrate de morphine qui amènent un calme momentané.
Le 7. — Les vomissements continuent, leur fréquence augmente. Vésicatoire que l’on panse avec deux centigrammes de chlorhydrate de morphine, |
Le 8. — Les vomissements sont de plus en plus répétés, ils sont presque incessants. Les douleurs lombairespersistent. Cet état continue pendant 5 Jours. Les vomissements sont incoercibles.
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Le 13. — M. Ball agite avec M. Duplay la question de l’avortement. Pouls à 1320, j
Le 15. — L'accouchement est provoqué au moyen du dilatateur utérin de Tarnier. Il se termine heureusement. Le fœtus, qui aenviron huit mois et demi, est parfaitement viable et p'raît assez vigoureux.
Les jours suivants, il n’y a rien de particulier à noter, sauf la cessation complète des vomissements, la malade nourrit son enfant, elle se plaint de quelques douleurs passagères dans la jambé droite. Il y a toujours une grande faiblesse des membres inférieurs, la sensibilité est encore complètement abolie. La malade étant couchée peutcependant imprimer des mouvements assez étendus àses jambes.
Cet état persiste encore quelque temps; cependant vers les derniers jours du mois de mai, on peut constater une amélioration notable. La sensibilité est revenue en grande partie dans les membres inférieurs, les impressions sont également beaucoup mieux perçues dans les membres supérieurs.
Dans la première quinzaine de juin, l’amélioration augmente; la malade commence à faire quelques pas dans la salle avec un appui. Un peu plus tard elle marche seule.
L'amélioration quoique marchant lentement se continue cependant.
Le 10 juillet, la malade se plaint de douleurs vives sur le trajet des nerfs interosseux inférieurs. La percussion et l’auscultation sont négatives. Ces douleurs cessent sous l'influence des injections morphinées pour reparaître ensuite.
Le 12. — On trouve la malade reprise de nausées et de vomissements semblables à ceux qui avaient lieu avant l'accouchement. Les traits sont tirés, les yeux enfoncés dans leur orbite, le nez paraît effilé. La malade présente enfin le facies abdominal, Cependant le ventre est normal, rien à l’auscultation. Douleurs violentes dans la région lombaire. Les urines examinées donnent un précipité albu-
mineux assez abondant.
Le 14, les vomissements sont moins violents. La malade est surtout tourmentée par des nausées incessantes, la physionomie est beaucoup moins altérée. L'urine ne présente plus qu’une trace d'al-