LE SON ES
bumine à peine perceptible. On continue les injections morphinées et les bains prolongées (2 h. 1/2). à
Le 15, la malade est beaucoup mieux, les nausées et les vomissements ont cessé. Plus de douleurs. L’urine ne présente plus trace d’albumine. Cette violente secousse n’a pas arrêté l'amélioration de la paraplégie. |
La malade sort de l'hôpital à la fin de juillet. Elle est encore un peu faible sur les jambes, mais cependant peut marcher sans appui.
Son enfant qui est en nourrice depuis un mois se porte fort bien.
Observation II (très résumée).
Dresnos, Jorrroy, PINARD. Académie de médecine, nov. 1888.
Une femme, au deuxième mois de la grossesse est prise de vomissements assez violents pour que plusieurs fois on ait discuté la nécessité d’une intervention obstétricale ; puis au quatrième mois, les vomissements continuant toujours, se développe brusquement une paraplégie portant sur les quatre membres, avec abolition des réflexes, atrophie musculaire évoluant avec une rapidité extrême, bientôt suivis de l’affaiblissement de l'intelligence, l’amnésie, bref le tableau complet d’une psychose polynévritique. On pratiqua l’avortement, et la malade guérit.
Observation III.
WuiTriELp, Lancet, 1883, rapportée dans la thèse de Puxo.
M'°R...,âgée de 40 ans, femme d’une rigoureuse sobriété, accoucha à terme d’une petile fille superbe le 7 août 1880. C'était sa septième grossesse, et les grossesses antérieures n'avaient été suivies, ni accompagnées d'aucune maladie.
Durant sa dernière grossesse cependant, des troubles apparurent durant les premiers mois et augmentèrent à mesure que la grossesse s’avançait; la peau dénotant un mauvais état général, était jaune comme si le foie était malade. Elle s’amaigrit rapidement, mais jusqu'à la fin du sixième mois elle ne fut pas contrainte de
au
garder le lit jusqu’au jour où elle fut prise d’une crise de vomisse= ments contenant une grande quantité de bile. Pendant environ une quinzaine de jours, elle ne pouvait garder aucun aliment et la faiblesse devenait si grande que je commençais à penser qu’il allait être nécessaire de provoquer l'accouchement.
Cependant à la fin de cette quinzaine, l’état de la malade s’améliora un peu et elle put garder un peu d’eau de gruau et de jus de viande. La semaine suivante, elle eut la force de se lever un peu dans la journée; mais cependant les vomissements n'avaient pas cessé complètement et jusqu'à son accouchement, il ne se passe de jour qu’elle n'eut une crise. Tous les remèdes classiques furent essayés sans succès; le bismuth sembla produire de bons résultats ; la malade put s'asseoir tous les jours et descendit les escaliers la veille de son accouchement. Pourtant durant cette quinzaine elle
se plaignit que ses jambes étaient froides et elle s’aperçut qu’elle
ne pouvait plus s’en servir; il fallait l'aider pour monter et descendre les escaliers, elle ne souffrait pas, se plaignait seulement de
froid dans les jambes. Elle essaye de les réchauffer en s'asseyant
devant le feu, mais en vain.
Avant cette grossesse, elle avait une tendance à l’obésité et je crois qu’elle perdit 80 livres (anglaises).
L'accouchement fut normal et dura environ cinq keures. Les vomissements cessèrent le lendemain et elle commence à prendre de la nourriture. Elle n'eut pas de fièvre, les lochies furent normales.
On pensa qu’elle était en bonne voie de guérison lorsque, après quatre jours, elle se plaignit d’un engourdissement dans les jambes. Quelques jours après, elle éprouva des douleurs intenses dans les membres inférieurs avec sensation de piqüres d’aiguille et d’épingles dans les mains, Elle avait une sensation de brülure dans les paumes des mains et des douleurs dans les bras. Les mouvements des jambes étaient faciles dans le lit et les bras ne se paralysèrent que douze jours après l'accouchement.
Le onzième jour après l'accouchement, nous la fimes lever et c'est
alors que je pus constater la nature extensive de l'affection. Le
D' Dreschfeld vit la malade avec moi à ce moment là et nous trou-
Dee
vâmes qu’elle avait perdu l'usage des bras et des jambes. Il lui était impossible de sentir la plus légère pression sur les jambes, et c'estavec difficulté qu’elle pouvait les croiser l'une sur l’autre. Les réflexes patellaires étaient absents. Les deux pieds étaient en extension et les doigts fléchis.
La paralysie des mains portait sur les extenseurs. Elle avait de la difficulté pour s'asseoir dans son lit etse plaignait d’engourdissement dans la partie inférieure de l'abdomen et à l’épigastre. Heureusement la respiration était normale. À l’émergence des nerfs des bras et des jambes, elle éprouvait une vive douleur.
La sensibilité cutanée variait suivant les endroits, augmentée en certains points, elle était diminuée en d’autres.
Nous lui ordonnâmes une potion à la strychnine et du massage.
En huit jours elle alla mieux. L'amélioration fut lente, mais continuelle. Actuellement les bras, avant-bras, les cuisses et le tronc sont presque rétablis, mais les mains, jambes et pieds ne le sont pas. Elle ne peut endurer de poids sur les pieds comme autrefois, et cependant elle peut les fléchir et les remuer plus facilement.
La force revient progressivement.
Observation IV.
(SoLovizw. Med. Obozr..…., 1892, rapportée dans Thèse de Puyo).
Cas de vomissements incoercibles de la grossesse, s’accompagnant de
névrite périphérique multiple.
Femme âgée de 24 ans.
Antécédents névropathiques. La malade a eu à 18 ans des accès hystériques convulsifs, survenus à la suite d’une fracture de l’humérus. D'ailleurs, la malade présente des stigmates non douteux d’hystérie. sous forme de plaques d’anesthésie et de paresthésie, surtout aux membres inférieurs. Avant son mariage, elle avait eu des troubles gastro-intestinaux. lle se marie en juillet 1891 et devient enceinte en octobre de la même année. Un mois après le
début de la grossesse, la malade est prise de vomissements tenaces,