X:ier largement
Au lieu de nous placer dans l'hypothèse de la ^ix armée, qui est le fait actuel dans l'Europe litière, plaçons nous maintenant dans celle que lui oppose.
La France convoque un aréopage européen.
le y détend une motion de désarmement géné- . Elle ajoute, ainsi que le propose M. Bollak, our rendre sa proposition facilement acceptable, qu'elle substitue, sur le traité de Francfort, une ^signature spontanée et libre à la signature contrainte qui lui fut arrachée par la force en 1871. Elle déclare qu'elle sacrifie à la paix universelle ses revendications les plus légitimes. Puis, après un refus des autres gouvernements qui ne fait aucun doute, elle proclame à la face du monde
que, puisque personne ne veut prendre l'initiative de désarmer, elle le prend, et qu'elle fait désormais reposer sa sécurité sur la conscience universelle.
Quelles vont être les conséquences de cette déclaration magnifique et inattendue ?
Deux attitudes sont possibles de la part des monarques. Ou bien, conscients du danger qu'une telle décision de la France fait courir à la vieille société, ils fondront sur nous immédiatement sans plus attendre. Ou bien, balancés entre la crainte de l'action et la crainte de l'inaction, ils difièreront leurs attaques.
Je ne mentionne même pas une troisième attitude possible qui consisterait de leur part dans la résolution de ne jamais nous attaquer ; car si elle se réalisait, elle trancherait victorieusement la question en faveur du désarmement. Je me borne à envisager les deux autres.
La première d'abord :
On fond sur nous immédiatement sans plus attendre.
Rieny dans ce cas, nest encore désorganisé au moment où le choc se produit. Nos forces sont intactes, notre matériel complet. La résolution n'a pas eu le temps de recevoir son exécution. Nous avons conservé notre arma. Que dis- je ? Sa puissance s'est formi-