‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 33 sur 88 · SOLDAT · texte numérisé non relu

SOLDAT

Ma conviction profonde est qu'ils seront déçus dans leurs machinations criminelles, qu'ils se heurteront à des obstacles imprévus et irrésistibles. Clemenceau sourit à l'idée de l'infirmité intellectuelle qui me fait écrire de pareilles billevesées.

Naquet, sans doute, est < convaincu » que notre a désarmement, loin d'entraîner une agression, assurerait la paix générale ». Sur quoi donc se fonde cette conviction qui est notre garantie ? Sur ce que les Allemands sont « très pacifiques au fond », et que le jour où ils ne craindront pas une invasion française, qui, certes I ne les menace pas à cette heure, ils renvecseront leur dynastie pour fonder les Etats» Unis d'Europe. Car Naquet se refuse absolument à supposelc^ que nos voisins « consentiraient à mobiliser leurs forces pou:»:étouffer un centre de justice et de liberté ». Il sait que ceL^a^ s'est vu dans l'histoire ; mais il croit que cela ne se ve iL sa plus. Un monarque voudrait-il donc lancer son peuple slxx nous? « Cest bien peu vraisemblable », écrit tranquille?— ment Naquet qui, sur cette invraisemblance, nous conseilla de jouer notre existence nationale pour la satisfaction de ^^ théorie.

Et il poursuit quelques lignes plus bas :

Cependant Naquet, imperturbable, continue son chemiM^^ Le système de défense par lequel il essaie de nous appâter ^ le conduit nécessairement à cette conclusion que « la Fran« pourrait être victime d'une agression monstrueuse et périr

« C*est presque inadmissible, écrit-il sans sourciller, mî

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