‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 46 sur 88 · CHAPITRE QUATRIÈME lOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME lOI

cas nous serons glorieux ; mais la gloire ne résidera ni dans le fait d'avoir succombé en nous battant, ni dans celui d'avoir succombé sans nous battre. Elle sera dans le fait d'être allés volontairement au devant de la mort en vue, si le succès couronnait nos efforts, d'ouvrir enfin à l'humanité l'ère à laquelle depuis si longtemps elle aspire à travers tant de vicissitudes douloureuses.

Une seule chose pourrait diminuer l'éclat de notre attitude; c'est que le danger serait infiniment moindre que ne le supposent les partisans du régime de la paix armée, régime qui engendre plus de périls nationaux que n'en engendrerait le licenciement de nos forces militaires.

C'est là, il est vrai, une conclusion à laquelle Clemenceau refuse de se rallier.

Tous les hommes de bon sens doivent reconnaître suivant lui que si nous désarmons, les allemands nous feront ce qu'il s'efforce lui-même de faire aux marocains. Je pense que tous les hommes de bon sens reconnaîtront le contraire, et comme j'en ai assez largement développé les raisons, je considère sur ce premier point la discussion comme définitivement épuisée.

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