‹ Désarmement ou alliance anglaiseChapitre 70 sur 88 · CHAPITRE aUATRiÈME l · texte numérisé non relu

CHAPITRE aUATRiÈME l

la France peut donc fort bien être victorieuse aux côtés de la (^fonde-Bretagne, et il est mime à présumer qu'elle le serait.

VEclair répond :

le sais que la turlutaine des généraux nouvelle école, dont ^cquart est bien le chef authentique, est de prolonger la campagne, même après les premières défaites^ et que les sou- ^^coirs de 1870, de la défense nationale luttant pied à pied ^ mois, laissent à leur optimisme toute leur élasticité (sic).

les temps sont changés et le rapprochement n'est qu'une %rw(i).

Voilà bien la vaticination s'il en fut, raffirmation prophétique sans démonstration. VEclair a parlé, ^ &ut le croire.

Hh bien ! n'en déplaise à l'auteur de ces lignes, ^^Us ne nous inclinerons pas devant la révélation ^^ malheur qu'il nous apporte.

* Les temps sont changés depuis 1870 et le rapprochement n'est qu'une duperie? »

Pourquoi ?

Serait-ce parce qu'en 1870 on pouvait bombarder ^aris et qu'aujourd'hui ce bombardement est devenu impossible?

Serait-ce parce qu'en 1870, à cause du peu ^* étendue du périmètre de l'enceinte des forts détachés, il était facile d'investir Paris, en l'investissant de l'affamer, et en le réduisant à la capi-

(^ ) Cest moi qui souligne ce dernier passage.

tulation par la famine, d'arrêter l'essor de >^ résistance en province; tandis qu'aujourd'hui Tif^' vestissement est devenu impraticable, et avec li^ ^ la famine et la capitulation qui en furent le?^ conséquences ?

Ou encore, serait-ce parce qu'en 1870 noa^ étions sans matériel, que nos fusils après la chut* de l'Empire étaient de modèles diflférents, ce qi»rendait l'approvisionnement en munitions diflSciL et les erreurs constantes, tandis qu'à l'heure zc:-^ tuelle nous avons tout au moins un matériel admirable ? (i)

M. Judet, en bon catholique, a peut-être reç^KJune communication du ciel. Mais nous, libre^^ penseurs et mécréants auxquels des communicai-** tions de cet ordre sont interdites, nous auriorB-^

(i) Dans un livre récent, M. Charles Humbert, radical cependa. et ancien militaire, prétend que notre matériel est insuffisant, q nos forteresses sont en carton, que le désordre est dans notre ados nistration militaire, qu'en un mot nous ne sommes pas défendim C'est possible. Mais s'il en était ainsi cela ne prouverait pas pi contre Talliance anglaise que contre toute autre. Ce serait un arg ment de plus, et le plus puissant peut-être de tous, en faveur notre thèse principale : celle du désarmement. Dépenser chaq année un milliard, saigner à blanc les contribuables, placer n industries dans une situation d'infériorité par les lourdes charg qu'on leur impose, renoncer aux réformes sociales, et tout cela poi conserver un simulacre d*armée incapable de nous protéger et su ceptible seulement de faire naître en nous assez d'illusions po nous porter aux aventures inconsidérées, ce serait en effet la pi pure des folies.

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