‹ Descartes, Bacon, Leibnitz: Discours de la méthodeChapitre 16 sur 31 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

1 . Faire outre dans un corps donné une ou plusieurs / propriété nouvelles et l'en revêtir , c^est Toffioe et le

but de rindustrie humaine. Découvrir d'une propriété donnée la forme ou la différence vraie , ou la nature naturantOy ou la source d^émanation (ce sont là les termes qui indiquent Ig mieux ce que nous voulons désigner), c'est l'office et le but de la science humaine. A ce double but essentiel est subordonné un double bQt secondaire ; au premier, la transformation des corps les uns dans les autres , dans les limites du possible ; au second , la découverte pour toute génération et tout mouvement, du progrès latent, effectué par un agent manifeste et une matière manifeste , jusqu'à Fachève* ment de la nouvelle forme; et s^ssi la découverte de la constitution cachée des corps en eux-mêmes, et abs* traction faite de leurs mouvements.

2. L'extrême imperfection de la science , telle qu'elle existe aujourd'hui , est manifestée même par les idées vulgaires répandues sur son objet. On dit avec raison que connaître véritablement, c'est connaître pair les causes:. On établit encore assez bien qu'il y a quatre espèces de causes : la matière , la forme , la cause efficiente et la finale. Mais tant s'en faut que la cause

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finale serve aux sciences, qu'elle les corrosupt plutôt, à moins que Ton n'étudie les actions de rhomme. La décourerte de k forme est tenue pour impossible. Quant aux causes ^Sciente et matérielle , telles qu'où les redierche et qu'on les reçoit, le plus reculées possible et sans le progrès latent vers la forme, rien de plus euperficid et qui ait moins de rapport avec une science véritable et féconde. Nous n'oublions pas que plus haut nons avons noté et corrigé Terreur de l'esprit humain , par laquelle il attribue aux formes tout ce qu'il y a de plus important dans l'essence. Quoique dans la nature il n^existe véritablement rien que des corps mdividuels , accomplissant de purs »ctes individuels d'après une loi ; dans la science , cependant , c'est cette loi mêmie , c'est la recherche , la découverte et l'expli- Cittioa de oalte loi , qui est le fondement tant de la connaioMnoe que de la pratique. C'est cette loi et ses paragraphes que nous^comprenons sous le nom de fortnesy conservant ainsi une expression généralement répandue et familière à Tesprit.

3. Connaître la cause d'une certaine propriété, comme de la blancheur ou de la chaleur, dans de certains sujets seulement, c'est avoir une science iniparfaite. Ne pouvoir produire un eflbt que sur certaines matières seul^nent, parmi celles qui en sont susceptibles y c'est avoir une puissance également imparfaite. Connaître les causes efficiente et matérielle seulement , lesquelles causes sont mobiles et fuyantes, et comme les véhicules de la forme que les corps doivent revêtir, c'est pouvoir parv^ir à de nouvelles inventions dans une matière semblable jusqu'à un certain point et pré-

parée , mais non pas reculer les bornes de la science et de rindustrie , qui ont d es fondements plus profonds. Mais conns^re les formes, c'est avoir saisi l'unité de nature au milieu des matières les plus dissemblables, et, par conséquent, pouvoir découvrir et produire des phénomènes et des opérations inconnues jusqu'ici , et telles que ni les vicissitudes de la nature , ni la pratique de l'expérience , ni le hasard lui-même ne leur eussent jamais donné le jour, et que l'esprit humain n'y eût jamais songé. Ainsi donc, de la découverte des formes résulte une théorie vraie et une pratique large.

4. Quoique la double voie qui conduit l'homme à la puissance et à la science soit intimement unie et n'en forme en quelque façon qu'une seule, cependant, à cause de cette coutume aussi pernideuse qu'invétérée de se tenir dans les abstractions , il est plus sûr de donner pour fondement aux sciences les faits constants de leur partie active, et d'assujettir la théorie à la pratique, qui en doit être la régulatrice. C'est pourquoi il faut voir quel précepte , quelle direction on peut surtout désirer pour produire et faire nsdtre sur un corps donné quelque propriété nouvelle , et l'expliquer en termes simples et le plus clairement possible.

Par exemple , si l'on veut donner à l'aident la couleur de l'or, ou un poids plus considérable (en se conformant aux lois de la matière), ou la transparence à quelque pierre non diaphane, ou la ténacité au verre, ou la végétation à quelque corps non végétal; il faut voir, disons-nous, quel précepte et quelle direction on désirerait surtout recevoir. Et d'abord, l'on souhaitera, sans nul doute , recevoir une indication qui ne rende

pas les efforts vains et ^expérience décevante. En second lieu , on souhaitera un précepte qui n'astreigne pas à certains moyens fixes et à certains modes d'opérations particuliers. Car il se pourrait fSedre que l'on dût renoncer à l'entreprise , n'ayant ni la faculté ni la commodité de recueillir et d'employer de tels moyens. Que s'il existe d'autres moyens et d'autres modes (en dehors de ceux prescrits) de faire naître une telle propriété, peut-être seront-ils de ceux qui se trouvent au pouvoir de l'opérateur; et cependant, renfermé dans les étroites limites du précepte , il ne pourra les mettre en œuvre, ni arriver à terme. En troisième lieu, on souhaitera de se voir indiquer quelque opération ou fait moinsdifficile à produire que la modification cherchée et plus rapprochée de la pratique. Ainsi donc , on peut déclarer qu'un précepte vrai et parfait pour la pratique doit être certain, large et commode, c'est^-àr dire nous mener par degrés à V opération dernière.

Ce qui revient absolumeof à la découverte de la forme véritable ; car la forme d'une certaine propriété est telle que, supposé que cette forme existe, la propriété donnée la suit infailliblement. Elle est partout où est cette propriété, elle en est toujours le signecertain, ou bien elle est toujours certainement manifestée par elle. Cette forme en même temps est telle , que la supprimer c'est détruire infailliblement la propriété donnée. Partout où cette propriété n'est pas , la forme manque ; son absence est une négation certaine de la propriété, à laquelle elle est invariablement et uniquement attachée. Enfin la forme vraie est telle, qu'elle tire la propriété donnée d'un certain fonds d'essence , corn-

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muQ à plusieurs oatures , et qui est » comme on le dit, plus fiuuilier à la nature que\)ette forme même. C'est pourquoi, Ton doit déclarer que l'axiome ou le précq>te vrai et parfait pour la théorie , est qu'il faut tramer une nature conversible avec ta nature proposée, et qui soit elle-même la limitation d'une naiure plus répom^ due, et constituant un véritable genre. Ces deux préceptes, pour la pratique et la théorie , sont une seule et mtaie chose ; car ee qui est le plus utile dans la pratique , est ea même temps le plus vrai dans k science.

5. Le précepte ou Taxiome pour la transformation des corps est d'une double espèce. 11 fiaut d'abord considérer le corps comme la réunion et l'agrégat de diverses natures simples; ainsi Tor réunit ces propriétés , d'être jaune , d'être pesant, d'avoir tel poids, d'être malléable, ductile dans telles proportions, de ne pas se vc^tiliser, de ne rien perdre de sa quantité dans le f(^ , de se liquider d'une telle manière , de se diviser et de se rompre de telles façons , et ainm de toutes les autres propriétés qui se réunissent dans l'or. Un tel précepte apprend donc à produire la substance cherchée , par les formes des natures sim* pies. Car celui qui connaît les formes et les modes de la production du jaune , de la pesanteur, de la ductilité, de la fixité, de la fluidité, de la frangibilité, et des autres propriétés» dans leurs diverses propor*tiens et conditions, travaillera à les réunir toutes dans un certain corps, qui se trouvera ainsi transformé en or. Ce mode d'opération revient au mode principal que nous avons exposé. Cm c'est par le même pqpcédé

qu'on produit une propriété âimple, ou qu'on en produit jdusieurs ; si ce n'est toutefois qu'on éprouve plus d'embarras et qu'on est plud gêné , lorsqu'il est question de plurieurs , à causé de la difficulté de réssanUer tant de propriétés qui ne se réunissent pas facilement, si ce n'est par les Toies ordinûres et en quelque fttçcm battues de la nature. En tout cas, nous devons dire que ce mode d'opérer, qui considère les propriétés simples , quoique dans un corps concret , a pour fondement oe qijH dans la natdre est constant , éten^l , universel , ^ ouvre à la puissance de l'hi^nne un champ si Ta«te , qu'au point où en sont les efaoaeg , la pensée peut a peine te mesurer et le coàiprendre.

Ia seconde espèce de précepte, qui dépend de ia découverte dujpfofr^ latent^ ne procède pas par les propriétés simples, mais par les corps concrets, tels qu'on les trouve d'ordinaire dMis la nature , par exemple, lorsqu'on recherche pas quel développement, de quelle manière et par quel progrès l'or, ou tout autre métal ou pierre , est produit et vient de ses premiers rudiments i l'état de minerai par⁢ ou par quel progrès lesv^étaux se développent depuis le premier assemblage des sucs dans la terre , ou dq[)uis l'étal de soiBcaec , jusqu'à la parfaite formation de la plante , à travers toute cette diverse sikcœssion de mouvemonts , et oe travail varié et continuel de la nature ; ou encore , lorsqu'on rediercbe la loi de la géné*»tion des animaux , depuis la conception jusqu'à l'enfantesirat ; et ainsi de tous les autres développements corporels. ■•

Cependant ce genre de recherches ne s'applique pas seulement aux générations des corps , mais encore aux autres mouvements et générations de la nature ; par exemple , lorsqu'on étudie toute la série et les actions successives de Talimeutation , depuis la réception de Taliment jusqu'à l'assimilation parfaite ; ou le mouvement volontaire des animaux depuis la première impression de l'imagination et la série des efforts intérieurs, jusqu'aux flexions et aux mouvem^its des membres ; ou lorsqu'on cherche à expliquer le mouvement de la langue , des lèvres et des autres instruments de la voix, jusqu'à l'émission des sons articulés. Toutes ces études ont aussi pour objets des propriétés rassemblées , combinées et organisées dans leur réunion y mais elles s'appliquent plutôt à ce qu'on pourrait nommer des coutumes de la nature particulières et spéciales, qu^aux lois fondamentales et communes qui constituent les formes. Cependant il fout avouer que ce second procédés paraît plus prompt, plus facile à manier, et donne plus d'espérances que le premier.

Mais la partie de la pratique qui correspond à cette partie de la théorie conduit l'opération y des manières d'être et des faits qui se rencontrent ordinairement dans la nature, à quelques autres qui les touchent immédiatement ou qui n'en sont pas fort éloignés; mais les opérations les plus importantes et véritablement fondamentales sur la nature , dépendent des premiers axiomes. Bien plus, là où il n'est pas donné à l'homme d'opérer, mais seulement de connsdtre , comme dans les phénomènes célestes (car il ji'est

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point donné à Phomme d'opérer sur les corps célestes, de les changer #u de les transformer), la recherche du fait lui-même où de la réalité , ne se rapporte pas moins que la connaissance des causes et de leur concours à ces axiomes premiers et universels sur les natures simples , comme , par exemple , sur la nature de la rotation spontanée, de l'attraction ou de la vertu magnétique , et de plusieurs autres phénomènes qui sont plus universels que les phénomènes célestes. Car on ne peut espérer résoudre la question de savoir si, dans le mouvement diurne, c'est réellement la terre ou le ciel qui tourne , si Ton n'a compris auparavant la nature de la rotation spontanée.

6. Le progrès latent, dont nous parlons, est une chose que les esprits des hommes ( assiégés comme ils le sont maintenant) ne peuvent facilement concevoir. Car nous n'entendons pas par là certaines mesures , ou des signes , ou des échelles de progrès visibles dans les corps; mais bien un progrès continu qui échappe presque entièrement aux sens.

Par exemple , à propos de toute génération et transformation des corps , il faut rechercher ce qui se perd et s'envole, ce qui demeure, ce qui survient, ce qui se dilate et ce qui se contracte ; ce qui s'unit ou se sépare; ce qui se poursuit ou se rompt; ce qui donne ou arrête l'impulsion; ce qui l'emporte et ce qui succombe ; et ainsi du reste.

Mais ce n'est pas seulement dans la génération ou la transformation des corps qu'il faut faire ce travail ; dans tous les autres mouvements et altérations , on doit rechercher ce qui précède et ce qui suit ; ce qui

est le plus vite et ce qui est le plus lent; ce qui donne le mouvement, ce qui le règle, et aiqai du reste. Hais toutes ces choses sont maintenant inconnues et étrangères aux sciences , où semble régner un esprit aussi lourd qu'inhabile. Mais comme toute action naturelle s'accomplit par des transitions infiniment petites , ou du moins beaucoup trop petites pour frapper les sens , personne ne peut espérer gouverner ou changer la nature , s'il n'a saisi et remarqué par des procédés convenables toutes ces opérations.

7. La recherche et la découverte de la consHMicm cachée des corps, est diose tout aussi nouvelle que la découverte du progrès latent et de la forme^ Nous sommes demeurés jusqu'ici dnxku le vestibule de la nature , sans song^ à pénétrer dans son intérieur. Mais il est impossible de revêtir un coips d'une propriété nouvelle, ou de le transformer heureusement et exactement en un autre corps , si l'on n'a une juste connaissance du corps à altérer ou transformer. Car on fera des tentatives vaines ou au moins difficiles et erronées, et mal appropriées à la nature du corps sur lequel on opérera. C'est pourquoi , il nous faut austt ouvrir et munir une route pour arriver à ce dei^ nier but.

Les travaux accomplis dans l'anatomie des corps organisés , comme sont ceux de l'homme et des animaux, paraissent fort bons et très-utiles , et c'est là une habile étpde qui interroge bioa la nature ; mais ce genre d'anatomie a un objet très^visible , que les sens saisissent facilement, et ne sort pas du cercle des corps organisés. C^est là quelque diose de iadle et dd

vulgaire , au prix de Vanatomie vraie de la constitution cachée dans les corps qui passent pour similaires ; surtout dans les substances d'un genre déterminé : comme le fer, la pierre, et dans leurs parties ; ou dans les parties similaires de la plante , de Tanimal : comme les racines, les feuilles, les fleurs, la chair, le sang, les os, etc. L'industrie humaine n'a pas été jusqu'ici entièrement étrangère à ce genre de recherches ; c'est à quoi tend la séparation des corps similaires dans les distillations et les autres modes de solutions, dont le but est de faire apparaître la diversité des éléments composants par la congrégation des parties homogènes. Ce sont là des opérations en usage , et qui tendent au but que nous indiquons; quoique souvent elles trompent l'esprit , parce que l'on attribue à la séparation plusieurs éléments ou propriétés , comme ayant auparavant fait partie du composé , tandis qu'en réalité c'est le feu et la chaleur, ou leâ autres modes de décomposition qui les ont produites et ajoutées. Mais ce n'est encore là qu'une faible partie de l'œuvre pour la découverte de la constitution vraie dans le composé ; laquelle constitution est chose bien plus délicate et difficile à saisir, et que le feu détruit plutôt qu'il ne la découvre et ne la met au jour.

Ainsi donc il faut faire l'analyse et la séparation des corps , non par le feu , mais parla raison et Yinduction vraie , reposant sur des expériences, et par la comparaison avec les autres corps , et la réduction aux propriétés simples , et à leurs formes , qui se réunissent et se mêlent dans le composé; et abandonner Yulcain pour Minerve , si Ton a le dessein de mettre en lumière

la texture et la constitution vraie des corps, d'où dépend dans les choses toute propriété et vertu occulte, et, comme on dit, spécifique, et d*où l'on tire la loi de toute altération et transformation puissante.

Par exemple , il faut rechercher dans toute espèce de corps, quelle est la partie volatile et l'essence tangible ; et si cette partie volatile est considérable et gonflée, ou maigre et réduite, légère ou épaisse; si elle tient plus de la nature de l'air ou du feu; si elle est active ou paresseuse, faible ou robuste, en progrès ou en retour, rompue ou suivie , en harmonie ou en lutte avec les substances externes et ambiantes , etc. Et pareillement étudier l'essence tangible, qui ne comporte pas moins de difiérences que la partie volatile , ses poils et' fibres , et sa texture si variée ; et encore la disposition de la partie volatile dans la masse du corps , les pores , conduits , veines et cellules et les rudiments du corps organique. Mais ici même, et dans toute la recherche de la constitution cachée, la lumière vraie et pure vient des premières lois fondamentales, et certes, elle sufiit pour dissiper tout embarras et toute ombre.

8. Il ne faut pas cependant en venir jusqu'à l'atome, qui présuppose le vide et une matière non fluide , deux choses fausses ; mais jusqu'aux particules, vraies, telles qu'on peut les découvrir. Et Ton ne doit point croire qu'il y ait là des embarras inextricables, mais, au contraire , plus on poursuivra la recherche des propriétés simples , plus il y aura de lumière dans la connaissance , parce que l'esprit aura quitté le multiple

pour le simple , Pincommensurable pour le commensurable , l'indéterminé pour le calculable, Tindéfini et le vague , pour le déterminé et le défini , comme il arrive pour les éléments des lettres et les tons des accords. Les recherches naturelles aboutissent à une connaissance parfaite, quand les mathématiques viennent compléter et terminer les travaux de la physique. Que personne non plus ne s'effraye ni de la multiplicité ni des fractions; car dans tout ce qui est soumis au calcul , il est aussi facile de concevoir ou de poser un millier qu'une unité , ou un millième qu'un entier.

9. Des deux espèces d'axiomes qui ont été établis plus haut, on tire la véritable division de la philosophie et des sciences, en appropriant à notre sens les termes reçus , qui ont le plus de rapport avec les choses à nommer. La recherche àei& formes qui sont (en raison du moins, et conformément à leur loi) éternelles et immobiles, constituera la ix^topAy^i^^; la recherche de la ca'use efficiente, de la matière, da progrès latent , et de la constitution cachée (toutes choses qui ont rapport au cours ordinaire et commun de la nature, et non à ses lois fondamentales et éternelles), constituera là physique; à ces deux sciences théoriques seront subordonnées deux sciences pratiques : à lapAysiqvfi^ la mécanique; à la métaphysique, la magie, conçue dans un sens raisonnable, et ainsi nonmiée à cause du champ immense qu'elle ouvrira et du grand empire qu'elle doit donner à l'homme sur la nature.

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