‹ Descartes, Bacon, Leibnitz: Discours de la méthodeChapitre 24 sur 31 · SDR LE NOTUM ORGANUM · texte numérisé non relu

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54. Gilbert, après avoir observé les propriétés de Vaimant, jOîUbert, médecin et physicien anglais, très-estime et ton soorent cité par Bacon , s'est occupé toute sa \ie du magnétisme , sur lequel il a»- publié un excellent outrage. U vivait dans le xvi* siècle, et mourut en 1603.

63. Exprimée par des termes de seconde intention. Nous ne comprenons pas irc^ cette critique de Bacon. Les catégories d'Aristote, au nombre de dix, parmi lesquelles la substance tenait le premier rang, exprimaient les points de vue les plus élevés des choses et les plus fondamentales des idées. Au-dessous des catégories étaient les termes et les idées qu'on nomme de seconde inten^ tion {secundœ intenlionis). Mais Aristote définissait l'âme par une des catégories, et par la plus élevée de toutes , la substance. L'âme était pour lui , l'entéléchie d'un corps organisé ayant le pouvoir de vivre. (De anima, 1. Il, cap. i.j Or, l'entéléchie {entelos)eM, une substance, la substance qui a sa fin en soi, la plus excellente des substances, i^r celle de Dieu appartient à cette classe. Aristote n'a donc pas traité l'âme avec le dédain dont parle Bacon. Il est vrai qu'on doute s'il lui attribuait ou non l'immortalité.

/dtd. — Les homœoméries d'Ànaxagore. Anaxagore de Clazomène, mort à Lampsaque , en 428. C'est lui qui a parlé avec tant d'éclat de l'Esprit, ordonnateur du monde. « D'après le principe que rien ne vient de rien , il admit une matière à l'état de chaos , dont les parties constitutives , toujours unies et semblables les unes aux autres (homœoméries), ne peuvent être décomposées, et c'était par l'arrangement et la séparation de ces particules qu'il expliquait les phénomènes du monde physique. > (Tennemann, manuel.) — Nous avons déjà parlé des atomes de Leucippe et de Démocrite. — Le ciel et la terre de Parménide. Parménide d'Ëlée ( v* siècle avant J. C), partisan de l'unité de substance, démontre qu'il n'y a qu'un seul être, infini, invisible. < Mais, pour rendre compte de l'apparence des sens , Parménide prit deux principes , celui de la chaleur ou de la darté (le feu éthéré), et celui du froid ou de l'obscur, la nuit (la terre); le premier est pénétrant, le second est épais et lourd; le premier est le positif, le réel ; le second le négatif, ou plutôt seulement la limitation du premier. De là il faisait dériver tous les changements, même les phénomènes du sens intérieur. » 'Tennemann,

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