‹ Descartes considéré comme physiologiste et comme médecinChapitre 8 sur 46 · XII · texte numérisé non relu

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Les progrès de la médecine proprement dite ne furent pas aussi rapides que ceux de la chirurgie, et c’est dans l’ordre. L’objet auquel s’applique la médecine étant beaucoup plus caché, au moins dans son principe et ses causes, elle a besoin pour agir avec quelque sûreté d’un jour plus vif et de moyens d’investigation plus multipliés; or, les sciences qui lui fournissent ces moyens d’investigation et ces

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lumières, étaient, au seizième siècle, à l’état de formation, à l’état naissant : elle n’avait donc encore pour hase que des théories incertaines ou un empirisme peu éclairé.

Si Paracelse met au service de la médecine les produits nouveaux de la chimie, c’est avec un cortège sans fin de propositions et d’explications systématiques qui sont en réalité le roman de la nature.

Moins entreprenant et plus sage , Fernel fait preuve dans son enseignement d’un vaste savoir et d’un judicieux éclectisme, mais il n’introduit rien de nouveau dans la thérapeutique ; l’art de guérir ne prend aucun accroissement entre ses mains : c’est un professeur éminent, plutôt grand praticien.

L’école des organiciens eut alors pour chef Pierre Brissot. Pierre Brissot, reprenant les idées des anciens sur la révulsion et la dérivation, cherche à établir, contrairement à la doctrine des Arabes, qu’au début des inflammations, il faut donner la préférence à la dérivation sur la révulsion ; et pendant tout le siècle, on dispute pour savoir s’il convient de pratiquer la saignée le plus près possible du lieu affecté, ou à distance, sans que les parties belligérantes aient jamais pu tomber d’accord sur cette question. Toutefois, les travaux de Jacques Houllier, ceux de Louis Duret et d’Anuce Foës ramenaient les médecins à l’étude des écrits d’Hippocrate

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et à leur véritable interprétation. Il se forma uue école de bons observateurs parmi lesquels nous devons distinguer le Vénitien Nicolas Massa, anatomiste et physiologiste célèbre ; Amatus de Portugal , Félix Plater et Pierre Forestus, dont les recueils d’observations sont demeurés longtemps classiques; Mercurialis, à qui nous devons un impoi tant ouvrage sur la gymnastique des anciens, et Prosper Alpin, considéré comme le restaurateur de la séméiotique.

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