‹ Descartes Et La MusiqueChapitre 17 sur 101 · A Mersenne, Correspondance, I, p. 286 (avril · texte numérisé non relu

A Mersenne, Correspondance, I, p. 286 (avril

8, À Mersenne, lettre du 15 mai 1634{4Correspondance, I, p. 295).

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différence se perçoit aisément. « Et mesme, écrit-il, si M. M. ! vivoit encore, il pourroit bien témoigner que la différence qui est entre les demi-tons majeur et mineur est fort sensible ; car après que je lui eus une fois fait remarquer, il disoit ne pouvoir plus souffrir les accords où elle n'estoit pas observée ?. » Si l’on en croit Mersenne, cette opinion que Descartes combat était soutenue par « d'excellents géomètres, qui composent très bien en musique ; qui nient toutes les raisons des consonnances et des dissonances, que les Pythagoriciens, Euclide, Ptolomée, Boèce, Zaïrlin, Salinas et les autres ont expliquées, et qui croient que les raisons de tous les degrés et intervalles sont inexplicables, ou sourdes, et irrationnelles, car ils maintiennent que tous les tons, et les demi-tons sont égaux ; que trois ditons font l’octave juste : que la quinte superflue n’est point différente de la sexte mineure : que la fausse quinte et le triton sont une mesme chose : que la pratique et la composition de la musique est beaucoup meilleure, ou plus aisée, en suivant l'égalité des tons et des demi-tons, qu’en usant de la théorie qui met leur inégalité : et finalement que les consonnances et les degrés qui se font sur les luths, les violes et les autres instruments, et quant et quant que les oreilles, témoignent cette égalité ? ». Ces idées fausses, écrit encore Mersenne, viennent « d’Aristoxène et de ceux qui suivént ses positions », permettent «tout au Jugement de l'oreille * », et répètent, avec «ceux qui jouent du luth ou de la viole... que la quinte qui est juste selon la raison, n’est pas si agréable que quand elle est affoiblie Ÿ ». À cette époque, on se voyait classé parmi les gens

1. Serait-ce Mauduit que Descartes prétend désigner par l’initiale de son nom ? Ce compositeur qui s’était adonné à la musique « sans autre secours que des livres », dit Mersenne (Harmonie universelle, liv. VIT. p. 63), était mort le 21 août 1627. Je me permets de signaler, ici, un document qui semble se rapporter à Mauduit, et que j'ai trouvé dans des archives notariales. C’est un contrat d'apprentissage du serviteur de J. Mauduit, chez M° Champion, maître tourneur en bois (Minutes de Maitre Rossignol, 19 avril 1602.)

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