‹ Descartes Et La MusiqueChapitre 18 sur 101 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

5. Les Préludes de l’'Harmonie universelle (1634), p. 148. Dans son Institution harmonique (1615), Salomon de Caus fait allusion à cette division du ton en deux parties égales, dans les luths et les violes. « Tous les instruments en général qui sont muables et non arrestés de touches, se peuvent mesler fort agréablement avec les voix. Mais ceux qui SOuc arrestés des dites touches, comme les luths et violes, et

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de culture inférieure, si l’on approuvait cette division des tons en parties égales : c'était se mettre au niveau des praticiens «qu'on ne peut élever. à la raison, dont ils fuyent la lumière, comme les hiboux fuyent les rayons du soleil ! ».... Dans une lettre à Mersenne, Doni se moque des essais d’un novateur mal informé qui veut établir cette égalité des demi-tons dans les instruments à clavier : «... Il y a eu icy un vieillard, lequel, après avoir demeuré la plupart de sa vie en Calabre et en Sicile, s'étant retiré à Rome, a tasché d’y introduire, comme une belle ct nouvelle invention, l'égalité des semi-tons en l’épinette, et a trouvé quelques-uns de nos musiciens (tant sont-ils ignorans) qui luy ont adjousté foy. Mais enfin recognoissant l’imperfection de cet accord et ne voulant les bons chantres chanter dessus ces instrumens (comme j’avois prédit), l'ont abandonné, et tout s’est tourné en risée ?. » Ce vieillard déguenillé (pannosus senex) était arrivé d'ailleurs à convaincre de l’excellence de son système « le noble organiste Frescobaldi », qui le recommandait, en dépit du jugement de ses propres oreilles, prétend Doni dans un de ses ouvrages ÿ.

L'organiste de l’église Saint-Barthélemy à Paris, Jean Denis, résistait mieux aux réformateurs que l’organiste romain, car il nous rapporte qu'étant « en l’assemblée de fort honnestes gens,

autres semblables, ne peuvent faire leurs accords avec la voix si exactement. La raison est que les touches dont ils sont gradués sont eslongnées par intervalles de semy-tons esgaux, qui ne sont directement mesurés selon la proportion harmonique... Mais à cause que le son desdits instruments passe assez viste, et spécialement du luth, les fautes ne sont pas si tost congnues » p. 55. Titelouze observe aussi qu'il y a grande difficulté de faire concerter des instruments différents, « pour la diversité des tempéraments qu’ils ont » (Letttre à Mersenne, 2? mars 1622), Bibliothèque nationale, ms. fr. nouv. acq. 6204 p. 82.

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