‹ Descartes Et La MusiqueChapitre 20 sur 101 · Traité de l'Accord de l'Espinette (1650), p · texte numérisé non relu

Traité de l'Accord de l'Espinette (1650), p

2. Mersenne, qui le loue pour la finesse de son oreille, écrit de Jean Denis, que nous venons de citer : Jngeniosissimus \vporoue Dionysius vix illam temperaturam semitoniorum æqualium sustinere potest. (Cogitata Physico-Mathematica, 1664, p. 335.) Ce tempérament des demi-tons égaux avait été prôné en France par Jean Gallé de Liège, architecte et ingénieur militaire qui servit sous Bucquoi et Spinola. Voyez les Notes pour servir à l'Histoire des Mathématiques dans l'ancien pays de Liège par C. Le Paige (1890, p. 48). Doni écrit que les remarques de Mersenne avaient contribué à faire condamner les essais faits à Rome : « J’ai fait voir à Mgr le Cardinal Barberini ce que vous dites d’un sieur Gallé qui avoit cherché d'introduire la mesmé chose, mais sans fruict, parce que n’a point agréé à vos musiciens la rudesse de ces tierces et la petitesse du semi-ton aux cadences du phrygien, fa, mi, fa » (lettre du 29 février 1640). D’autre part, Gallé proposait de partager Poctave en 53 commas., Dans la Préface au Livre des Orgues (Harmonie universelle), Mersenne donne les nombres proposés par Gallé. Tandis que Kircher (Musurgia, 1650) désigne les tierces par les fractions inexactes Le et a Gallé fournit les rapports justes 5 et Hs

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