‹ Descartes Et La MusiqueChapitre 46 sur 101 · Istitutioni harmoniche, WI, chap. xxvur · texte numérisé non relu

Istitutioni harmoniche, WI, chap. xxvur

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La deuxième règle de composition proposée. par Descartes est celle-ci: Uf nunquam duæ octavæ vel duæ quintæ se invicem consequantur immediate. Descartes rappelle encore ici une prescription de Zarlino, et il la rappelle d’une manière incomplète. Le chapitre xxix de la troisième partie des Zstitutioni harmoniche a en effet ce titre : Che non si debbe porre due consonanze contenute sotto un’ istessa proportione l'una dopo l’altra ascendendo, over discendendo senz alcun mezo !. Descartes ne tient pas compte de ces deux mots ascendendo et discendendo par lesquels Zarlino veut désigner qu'il s’agit des consonnances qui se succèdent par mouvements semblables, c'est-à-dire, les termes des consonnances montant ou descendant tous deux. Il juge inutile ce supplément d'indications : si, de deux notes placées à intervalle d'octave, on veut passer à deux autres notes qui soient aussi de même nom, on ne formera de nouveau l’octave que si les deux parties procédent par mouvement semblable. Que l'une monte, et que l’autre descende, et l’on obtiendra, soit l'unisson,

soit la double ou la triple octave. De même, l’on n’aura deux

quintes consécutives que si les deux voix cheminent dans la même direction. Autrement, l'on produira une quinte, puis une douzième. Comme Descartes pense avoir, dans l'exposé de la règle, désigné les consonnances d’une façon absolument précise, il lui semble superflu de spécifier que cette règle n'oblige que dans le cas où les consonnances se suivent par mouvement semblable, puisque, si les termes en procèdent par mouvement contraire, les deux consonnances successives ne sont plus, à strictement parler, de même nom.

Les raisons alléguées par Zarino et les raisons alléguées par Descartes pour soutenir cette règle sont analogues au fond, mais présentées d’une manière assez différente. Zarlino est d'avis que, la musique atteignant, dans les quintes et les octaves, sa per. fection, la composition serait morne et ennuyeuse si cette perfection nous était trop souvent offerte sous la même forme, et il ajoute Questo bello et utile avertimento conferma esser vero et buono l’operationi della Natura, la quale nel produrre in essere gli Individui di ciascuna specie, mai li produce di maniera, che s’assimiglino in tutto l’'uno allaltro ; ma variati per qualche differenza, laqual differenza, 0 varietà molto piacere porge à à nostri

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