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sentimenti. Debbe adunque ogni compositore imitare un tale et {anto bell ordine, percioche sarà riputato tanto migliore, quanto le sue operationi s’assimiglieranno à quelle di una si gran Madre !. Ainsi Zarlino se contente, pour justifier la règle qu'il a énoncée, de l’appuyer à ce précepte vague, que le compositeur doit chercher à imiter la plaisante variété qui est dans les ouvrages de la nature. Descartes est plus ingénieux. Il admet avec Zarlino que lorsqu'on à entendu l’une des consonnances de quinte ou d'octave, l'oreille est entièrement satisfaite, mais il ne s’abandonne pas, après avoir constaté ce fait, à de vaines réflexions sur les opérations de la nature qui est una si gran Madre. Il regarde en lui-même et remplace par une observation psychologique la belle phrase de sermon païen que le clerc de Chioggia avait arrondie complaisamment dans son livre, dédié au Patriarche de Venise. Par la consonnance, dit-il, l'esprit a reçu- telle satisfaction qu'iks’y absorbe : l'attention ne sera stimulée de nouveau que si l’âme est arrachée à cette contemplation par une consonnance d'espèce différente de la première. Autrement lesprit sommeillera, puisqu'il n’apercevra que peu de variété, et la composition paraîtra froide ?,
Pour Descartes, seules les suites de quintes et les suites d’octaves sont interdites. La règle posée par Zarlino s'étend à toutes les consonnances de même mesure. Il approuve en effet la sentence relative aux consonnances imparfaites qu’ont formulée ces « diligents musici antichi, auxquels nous sommes tant redevables », déclarant que l’on ne doit porre due, 0 più imperfette consonanze insieme ascendenti, à discendenti l’una dopo l'altra, senz’ alcun mezo ; come sono due terze maggiori, due minori, due seste maggqiori anco et due minori 3. Descartes estime au contraire que les tierces ou autres consonnances, quintes et octaves exCceptées, peuvent être employées en séries parallèles, sans que la composition en souffre. Car elles ne procurent point à l’entendement cette Joie complète qu'il reçoit des consonnances «très parfaites ». Aussi, loin de se relâcher, l’attention persiste, et, loin de nous endormir dans une fastidieuse quiétude, nous souhaitons de plus en plus vivement que, du flot confus des harmonies imparfaites, surgisse l'accord précis que nous discernerons soudain, et qui