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On peut en juger dans les Zmproperia de Palestrina

6. Canones congregationum generalium Societatis Jesu, Antverpiæ,

chœur, et les séries d'accords fluides que des groupes de voix feront entendre. |

On croirait donc assez volontiers que c'est un peu en faveur des œuvres écrites en style de « faux-bourdon » que Descartes imagine un raisonnement habile, pour rendre acceptables les suites de consonnances imparfaites. Remarquons d’ailleurs que le faux-bourdon n’est pas admis par Zarlino !; que Sethus Calvisius n’approuve point cette « harmonie des sixtes 2», et que Michael Prætorius, en 1619, condamne aussi ce procédé qui cependant, avoue-t-il, erat... veteribus receptum, ut jucundissimæ harmoniarum excessiones interdum hac ratione instituerentur *.

Nous avons vu que, en exposant la règle relative aux suites de consonnances parfaites, Descartes la considérait comme absolue, . ne faisant pas de restriction pour le cas oùlesconsonnances seraient produites par mouvements contraires. Il reconnaît cependant aux mouvements contraires une grande importance dans la musique, et il conseille, dans sa troisième règle de composition, d'agir en sorte que, autant que possible, motibus contrarus partes incedant. Zarlino allègue, pour expliquer cette règle; d'assez médiocres raisons : l'harmonie se composant de choses opposées ou contraires, il va de soi que les mouvements que font les parties en chantant ensemble soient aussi divergents, ce qui ne manquera point d’être d’un bon effet *. Descartes fournit de meilleurs arguments. En chantant par mouvements contraires, les voix produiront plus de variété, {unc enim perpetuo, el motus cujusque vocis ab adversa, el consonantiæ à vicinis consonantis sunt diversæ Ÿ. La diversité paraîtra ainsi dans la mélodie et dans l’harmonie. À l'explication fort juste qu'il donne, Descartes ajoute cette phrase, dont la liaison avec ce qui précède n’est pas très apparente : Zfem ut per gradus sæpius, quam per saltus singulæ voces moveantur. à

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