Synopsis Musicæ (F 4à
2, Harmonie universelle, liv. IV, du Traité des consonances, etc. (de la Composition), p. 213.
3. Harmonie universelle (Traitez des consonances, des dissonances,
-des genres, des modes et de la composition), p. 202.
vistesse de main, quoyque les plus sçavans organistes qui mantenoient qu'il ne sçavoit rien, eussent peu de personnes pour
leurs auditeurs 1 »
Descartes ne se perd pas dans de telles distinctions et, tout en
reconnaissant qu'il y a des œuvres où plus ou moins de voix sont employées ne discute même pas la primauté de la composition à
quatre parties.
: L'énumération et la description des parties de la musique étaient, depuis le xvi® siècle, des motifs volontiers utilisés par les écrivains. Théophile Folengo les avait caractérisées en ces
termes, en son poème macaronique :
Plus ascollantum sopranus captal orecchias, Sed Tenor est vocum rector, vel quida canentum. Altus Appollineum carmen depingit, et ornat.
Bassus alil voces, ingrassat, fundat, el auget ?.
Zarlino reproduit ce passage, qu’il admire, disant: L’ufficio, et la natura di queste parti giocosamento, et con grande arteficio espresse quel faceto poeta Mantoano con grossi versi*. Sethus Calvisius trouve assez de justesse dans ce quatrain pour le publier aussi, en corrigeant les expressions bouffonnes :
Primus in aure sonis dominatur cantus aculis, Sed Tenor est vocum rector, ductorque canentum. Albus Apollineum carmen depingit, et ornat, Bassus alit voces, confortat, fundat, et auget *
Du Bartas cite aussi les quatre voix, dans le « cinquième joue de la semaine », quand il écrit:
Il me semble qu’encor j'oy dans un verd buisson D'un sçavant rossignol la tremblante chanson, Qui tenant or la taille, ore la haute-contre, Or le mignard dessus, ore la basse-contre, Ores tous quatre ensemble, appelle par les bois Au combat des neuf Sœurs les mieux disantes voix. ©. 1. Harmonie universelle (Traitez des consonances, des dissonances, des genres, des modes et de la composition), p. 205, 2. Macaronieum Poema (1555) Grugnæ Stryaci carcossæ macaronicorum, liber primus, f° 182 verso.