Magnificat
3. Voyez ses psaumes (Die mehrchürigen Psalmen), éd. Spitta, vol.Il. 4. La Centavra, soggetto diviso in Commedia, Pastorale, e Tragedia, di Giovanni Batista Andreini (Paris, 1682 ; la dédicace est datée de ne Voir aussi, du même auteur, Le Ferinda, Commedia (Parigi, 1622).
* Cf. R. Rolland, Histoire de l'Opéra en Europe (1895). . Son premier livre de motets est de 1617.
. Je le juge d'après ses motets du premier et du troisième livre que "a pu étudier.
; d'Urbain VIII, auxquelles il avait adapté des mélodies de style récitatif!. Les chanteurs a voce sola y étaient en réputation. La pureté de leur déclamation était particulièrement louée, et l’on estimait surtout, écrit Doni, « ceux qui sont sortis de la bonne escole de Florence, où a commencé l’exacte prononciation de la lettre et de toutes ses appartenances, comme la diversité des longues, des brièves, des accents ; en quoy le chevalier Loreto ? (qui a esté en sa jeunesse nourri chez un mien cousin), au jugement des meilleurs musiciens, emporte le prix » ?. À Florence, d'où était venu le mouvement de pensée qui a produit l'opéra, on vit, ce même hiver, la Rappresentazione di Santa Orsola, Vergine et Martire, de Marco da Gagliano *. Dans toute l'Italie, des musiciens tels que Radesca da Foggia ÿ, Serafino Patta 5, Giulio Bruschi, de Plaisance 7, Paolo Caprioli, qui se sert du chroma- 1 tisme avec expression $, Girolamo Marinoni ?, avaient répandu
leurs œuvres, écrites à la manière nouvelle. Mais toutes ces
compositions dont, évidemment, Descartes entendit un grand
nombre, ne fût-ce qu’à l'église , semblent êtrerestées pour lui fort
indistinctes. Il ne laisse même pas soupçonner qu’il ait au moins
aperçu, dans cette musique pleine d’ « exclamations » et d’ « ac-
cents !! » tragiques, sinon une imitation de la musique des
1. Poemata et Carmina, composita a Maffeo Barberino...…. musicis modis aptata a H. Kapsberger.
2. Lindner (Zur Tonkunst) et R. Rolland (ouvr. cité) ont tracé le portrait de ce virtuose.
3. Deux -Traictez de Musique, du Seig' J.-B. Doni, bibi, nat. fr. 19065. fo 185 b.
4. Sur Marco da Gagliano, voir l’art. de M. E. Vogel (Vierteljahrsschrift für Musikwissenschaft, 1889).
5. Il donna, en 1616, à Venise, cinq livres de pièces de chant accompagnées.
6. Organiste à Milan, en 1614, Patta résidait à Pavie en 1619.
7. On peut juger de son style d’après l'exemple que lui emprunte Schônsleder (Architectonice Musices, 1633).
8. Voyez. ses Sacrae Cantiones à une et deux voix (Modène, 1618). Il y emploie une suite de demi-tons descendants, joints à ces mots quia amore langueo (motet Anima mea liquefacta est).