Voyez à la page 12 de cette étude
intervalles. Longiori disputatione de intervallis jam bis egimus, de quorum qualitate el energià (hactenus passim ignotä) eidem commentariolum brevem promisi !. A la suite de ses entretiens avec Ban, Descartes semblait donc admettre, comme dans le Compendium?, ce que, dans une lettre écrite à Mersenne en 4630, il n'osait plus affirmer, disant : « Je ne connois point de qualitez aux consonnances qui répondent aux passions ? », Il paraît, en effet, que ses paroles d'encouragement et ses marques d'intérêt pour les essais de Ban étaient sincères. Au mois d’octobre de 1639, il envoie à Constantin Huygens cet éloge de de Bloemert et de Ban : «Il n’y a pas moins de prudence et de raison en ses discours (de Bloemert), qu'il n’y a d'art et de beauté dans les airs que compose son ami *, » Dans le même temps, Huygens recevait des lettres où Ban rappelait avec enthousiame ses entretiens cum heroe Descartio qui, à son avis, pénétrait beaucoup mieux que Mersenne mysteria... et abdita musicæ flezanimæ. Cependant, Descartes avait peut-être moins de curiosité pour les effets moraux de la musique de Ban, que pour les réformes dans la constitution des intervalles, réformes qui, pour lui, s’y rattachaient inévitablement. Car nous voyons dans une lettre de Ban à Huygens : Rem omnem heroi Descartio mihi amicissimo proposui ; qui post varia colloquia ante paucos menses asseverabat, me rem sæculis omnibus inauditam facturum, si praxzin illamex unico ac necessario systemate (cujus diagramma etiam in libris Mersenni exstat) demonstratam Juris publi Jfecerim. Sufficit mihi istius oraculi vel minimus nutus 5. Et bientôt après, le prêtre de Harlem écrit encore à Huygens : Heri cum heroe Descartio mediam diem in colloquis musicis ‘consumpsi : qui me mire acriterque insligabat, ut theoriam ad praxin illam redigam, quäâ vocalis atque instrumentalis musicæ fleranimæ modulatio inclarescat. Eä in re tantum profeci, ut ex divisione monochordi omnes harmonicos cantus, minutioribus intervallis, seu vocis gradibus, hoc est utroque tono et semilonis majore, minure, ac minimo (quod et diesis harmonica
. Bibl. nat., ins. nouv. acq. fr. 6206, f° 155 a.
+ PdAeup.3E
. Correspondance, I, p. 126. !
. Correspondance, II, p. 583.
5. Jonckenbloet et Land, Corresp. de Const. Huygens (4 des nones d’oct. 1639.)