Méd., I
5. Cf. Princip., liv. I, art. U, III, 73. 5* Méd., I, 313, 31 S, 316. Lctt., X, 39. Bép. aux abject., 1, 390, I, 443, 40(5, 4(30. Voir supra, liv. III, ch. 2.
conséquence que ne faisait pas prévoir le début de la doctrine, la méthode sert à restaurer la tradition. Les adversaires de Descartes n'ont pas été sans le voir. Ainsi l'auteur des deuxièmes objections lui demande s'il n'a pas tiré « l'idée qui lui représente Dieu des pensées <( qu'il a eues auparavant, des enseignements des livres, « des discours et des entretiens de ses amis, et non pas « de son esprit seul *. »
Certes Descartes a été étranger à ces partages , aujourd'hui fréquents, dans une même àme, des vérités scientifiques , des convictions métaphysiques et des croyances religieuses. La conduite de ses pensées paraît dénoter un double dessein dogmatique : faire remonter d'abord à la métaphysique, comme à leur source, des sciences qui pouvaient sembler se suffire à elles-mêmes, puis fondre dans la métaphysique les vérités révélées en ce qu'elles ont de général. Sa toi et sa bonne toi ne sont pas douteuses ; son souci de ne rien avancer contre les dogmes enseignés par l'Eglise ne l'est pas moins l En mainte occasion, il se prémunit contre les interprétations anti-dogmatiques que ses pensées pourraient recevoir ',