Rép. aux object.. H
corps : tels sont le sentiment de la douleur, la sensation, l'imagination, et certaine espèce du souvenir. Souffrir, sentir, imaginer, se souvenir sont certainement faits de conscience. A ce titre, ils appartiennent à l'âme. « Je n'explique pas sans âme le sentiment de la dou- « leur *. » « Je ne vois aucune difficulté à entendre que les « facultés d'imaginer et de sentir appartiennent à l'âme « à cause que ce sont des espèces de pensées ^ » De même pour l'imagination des choses corporelles \ et cette sorte de mémoire qui s'exerce à l'aide des images. Mais supprimons le corps, et tous ces actes disparaissent. États définis de la conscience , ils sont , dans l'âme , en parallélisme constant et nécessaire avec certains états définis du corps. « Les sentiments de dou- « leur et tous autres de pareille nature ne sont pas de « pures pensées de l'âme distincte du corps, mais des « perceptions confuses de cette âme qui est réelle- « ment unie au corps humain \ » De même, on ne peut sentir sans le corps ^ ; de même encore, on ne peut imaginer l'étendue, ni se la rappeler ^ C'est là des pensées,
i.Lett., Vin, 240.