Xe«.,Vni
2. 6e Méd., I, 344. — « Il est contre toute bonne logique de concevoir l'âme comme genre dont la pensée, la force végétative et la force motrice des esprits animaux soient les espèces.... Il n'y a qu'une seule âme dans l'iiomme, c'est-à-dire la raisonnable, car il ne faut compter pour actions humaines que celles qui dépendent delà raison. » (Ie«., VIII, 512.)
« en elles quelque chose d'^aimlogue au mouvement, et « qu'il faut appeler action celle qui est de la part du « moteur, telle qu'est la volition dans l'âme, et passion « de la part de la chose mue, comme l'intellection et la K vision dans la même âme \ »
L'entendement, c'est donc la face passive de l'âme considérée en elle-même, dans sa pureté de substance pensante, en dehors de tout rapport avec le corps. La connaissance est l'objet de l'entendement. Le savoir peut nous sembler venir en nous par d'autres canaux, les sens, l'imagination, la mémoire. N'est-ce pas en effet connaître que de voir, toucher, sentir les objets corporels, que de me les représenter encore, une fois qu'ils ne font plus impression sur mes sens, que de me souvenir de les avoir vus, touchés, sentis? Descartes ne le conteste pas; mais, pour lui, toute connaissance qui vient des sens ou qui se rapporte aux sens est une connaissance confuse et obscure, et par suite elle n'est pas une véritable connaissance. La sensation, l'imagination, et la mémoire qu'il appelait locale, par opposition à la mémoire intellectuelle, sont simplement des auxiliaires de l'intelligence. « L'intelligence seule est capable de connaître la vérité ^ »
1. Lett., VIII, 849. Descartes va même jusqu'à tenir l'action et la passion pour une seule chose considérée sous deux aspects différents : « J'ai toujours cru que l'action et la passion ne sont, qu'une seule et même chose, selon qu'elle peut être rapportée tantôt au terme d'où part l'action, tantôt à celui où elle se termine ou en qui elle est reçue; en sorte qu'il répugne qu'il y ait durant le moindre moment une passion sans action. » (Lett., VIII, 275.)