‹ DescartesChapitre 128 sur 172 · Princip., liv. l^"; art. 48, III · texte numérisé non relu

Princip., liv. l^"; art. 48, III

expliqué sur chacune d'elles; il lui suffit qu'elles soient claires et distinctes pour les admettre comme vraies, et indécomposables pour les reconnaître comme éléments de vérité. Il a pourtant, à propos de quelques-unes, nettement indiqué quel caractère idéal il devait prêter à toutes. Ainsi des nombres et des universaux : « Le « nombre que nous considérons en général, sans faire « réflexion sur aucune chose créée, n'est point hors de « notre pensée, non plus que toutes les autres idées « générales que dans l'école on comprend sous le nom « d'universaux et qui se font de cela seul que nous nous « servons d'une même idée pour penser à plusieurs choses « particulières, qui ont entre elles un certain rapport'. » A en juger par là, les notions simples seraient en notre esprit les types des choses, « des originaux sur le patron desquels nous formons toutes nos autres connaissances ^ » Mais d'où vient qu'elles s'appliquent à des choses particulières? D'où vient même que nous connaissons de ces choses? Descartes nous dit bien que « le nombre, dans les choses, vient de la distinction qui est entre elles \ » Mais cette distinction même, quelle en est l'origine? Et si, comme nous l'avons vu plus haut, l'esprit considère d'abord des objets particuliers avant de s'élever aux idées générales, comment celles-ci peuventelles être à la fois des copies et des modèles? Toutes ces questions n'avaient pas repris, au temps de Descartes, l'importance qu'une philosophie plus préoccupée que la

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