‹ DescartesChapitre 129 sur 172 · Princip., liv. ler, art · texte numérisé non relu

Princip., liv. ler, art

sienne du jeu et des limites de l'entendement devait leur restituer. En ébauchant une doctrine de l'entendement, Descartes, toujours plus préoccupé de science que de métaphysique, s'attache surtout à marquer les rapports de l'intellection et de l'imagination.

Parmi les notions simples énumérées plus haut se trouvent celles de la grandeur, de la figure, du mouvement et de la situation des parties. C'est là, peut-il sembler, choses de représentation sensible et non de pensée pure. Descartes ne l'entend pas ainsi. Pour lui, la connaissance scientifique est œuvre d'entendement. Les corps, « c'est-à-dire l'extension, les figures et les mouvements \ » ne « sont pas proprement connus par « les sens et par la faculté d'imaginer, mais par le seul « entendement, et ils ne sont pas connus de ce qu'ils sont « vus ou touchés, mais seulement de ce qu'ils sont « entendus ^ » Qu'est au juste cette intellection pure de la nature corporelle en général? Définissons-la par contraste avec l'imagmation. — Imaginer, c'est « s'appliquer à la considération des choses matérielles. » L'imagination est donc « une certaine application de la faculté qui connaît au corps qui lui est intiminement préseM. » Quand j'imagine un triangle, j'envisage ses trois côtés et l'aire enveloppée par eux « comme présents, par la force et l'application intérieure de mon esprit. » Un triangle imaginé, c'est, devant moi, une certaine portion de l'étendue visible, Hmitée par trois lignes droites qui se coupent. Concevoir ce même

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