‹ DescartesChapitre 150 sur 172 · Diujjtrlq., passim · texte numérisé non relu

Diujjtrlq., passim

« qu'elle est rude, s'ils sont tirés inégalement. » De même pour le goût, l'odorat, la vue et l'ouïe. Gorporellement, chaque perception est un système défini de mouvements aboutissant de l'extérieur au centre du cerveau ^

La mémoire locale est de même une fonction des centres nerveux et se réduit à un mécanisme. Les souvenirs sont comme des plis qui se conservent « en du papier après qu'il a été une fois plié ^ ». En cheminant vers la glande pinéale, dans la substance du cerveau, les mouvements y creusent comme des sillons. Que les esprits traversent les mêmes voies, les mêmes mouvements seront excités et les mêmes pensées suscitées. De là le retour, en l'absence des objets extérieurs qui les avaient provoquées, des pensées disparues; de là, en un mot, Timagination et le souvenir ^. Tout souvenir est la renaissance mécanique d'un mouvement antérieur. Il en est qui semblent n'avoir rien de local; mais les pensées les plus étrangères à l'étendue , celles même des vérités éternelles sont attachées à des noms, et ces noms sont corporels^; on ne se souvient pas de l'idée sans évoquer le nom qui l'exprime, par conséquent sans qu'un mouvement ait été provoqué. Par là s'explique encore l'effet de l'habitude sur l'imagination et la mémoire. L'habitude est une fonction du corps. « Les pores du cerveau par où les esprits « ont auparavant pris leur course ont acquis par cela (c une plus grande facilité que les autres à être ouverts

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