Lespuss., IV
• A. LetL, VIII, 271.
a derechef, en même façon par les esprits qui viennent « vers eux, en sorte que ces esprits, rencontrant ces « pores, entrent dedans plus facilement que dans les « autres, au moyen de quoi ils excitent un mouvement « particulier en la glande, lequel représente à l'âme le « môme objet *.»
Tel est le mécanisme de la perception ; il revient à ceci : un mouvement ou un système de mouvements se propageant dans des milieux étendus et suivis d'une pensée définie.
Inverse, mais au fond semblable est le mécanisme de l'action de l'âme sur le corps : une pensée définie suivie d'un système de mouvements. L'âme, pour Descartes, est jointe au corps entier; c'est une conséquence de la corrélation des organes, qui fait du corps un tout harmonieux, et aussi de l'essence inétendue de l'âme '^. Pourtant il est un organe, la glande pinéale, où l'âme exerce plus particulièrement ses fonctions et d'où elle rayonne dans tout le corps par l'intermédiaire des esprits animaux, des nerfs et du sang. C'est là que convergent tous les mouvements corporels, suscités par les actions extérieures ; c'est de là que partent tous les mouvements excités par l'âme.
Que l'âme agisse sur le corps, c'est un fait d'expérience incontestable : « que l'esprit, qui est incorporel, « puisse faire mouvoir le corps, il n'y a ni raisonne- « ment ni comparaison tirée des autres choses qui « nous le puisse apprendre; mais néanmoins nous n'en