‹ DescartesChapitre 160 sur 172 · Lctl., IX · texte numérisé non relu

Lctl., IX

diffèrent pas des choses étendues et figurées, la grandeur des choses grandes, le nombre des choses nombrées». L'idéalisme est le dernier mot de son système, non pas cet idéalisme subjectif qui lie le sort de la nature à celui de l'esprit, mais un idéalisme objectif, qui, tout en faisant dépendre la nature d'une cause suprême, extérieure à l'esprit humain, en fixe l'essence dans les idées conçues par l'entendement. Le monde extérieur, sans être l'esprit, serait donc d'essence idéale; dès lors, la correspondance de la pensée et de l'étendue ne serait plus un miracle, puisque les phénomènes étendus et figurés sont au fond des idées « qui sont naturellement en nous ^ » et que nous croyons être des choses hors de nous, en vertu d'une tendance invincible de notre nature, justifiée par la dialectique ^

Que serait alors l'expérience proprement dite, cette expérience dont le rôle est limité par Descartes à donner à notre esprit occasion de former, « par la faculté naturelle qu'il en a *, » des idées des choses extérieures? Quelque chose d'idéal encore. Ces occasions , à la suite desquelles apparaissent à la conscience les idées de phénomènes déterminés, que sontelles en effet , dans la physiologie cartésienne , sinon des mouvements des nerfs et du cerveau , c'est-àdire des modifications de l'étendue figurée, des dérivés

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