Cf. Duillet, La vie de M. Descnrtes, liv. i, cli. G
LA MAinÉMATIQUE UNIVERSELLE 37
cartes indique la manière de venir aux équations qui servent à résoudre les problèmes : « Voulant résoudre « quelque problème, on doit d'abord le considérer « comme déjà fait, et donner des noms à toutes les « lignes qui semblent nécessaires pour le construire, « aussi bien à celles qui sont inconnues qu'aux autres. « Puis, sans considérer aucune différence entre ces « lignes connues et inconnues, on doit parcourir la « difficulté selon l'ordre qui montre le plus naturelle- « ment de tous en quelle sorte elles dépendent mutuel- « lement les unes des autres, jusqu'à ce qu'on ait « trouvé moyen d'exprimer une même quantité en deux « façons, ce qui se nomme une équation, car les termes « de l'une de ces deux façons sont égaux à ceux de « l'autre *. » Ne croirait-on pas lire, exprimées en langage mathématique, la seconde et la troisième règles du Discowrs ? Et n'en est-il pas encore ainsi pour ce qui concerne la résolution des équations? « On doit trouver « autant de telles équations qu'on a supposé de lignes « qui étaient inconnues, ou bien, s'il ne s'en trouve pas « tant, et que nonobstant on n'omette rien de ce qui est c( désiré en la question, cela témoigne qu'elle n'est pas « entièrement déterminée. Et lors on peut prendre à « discrétion des lignes connues pour toutes les mconnues « auxquelles ne correspond aucune équation. Après « cela, s'il en reste encore plusieurs, il faut se servir « par ordre de chacune des équations qui restent ainsi, « soit en la considérant toute seule, soit en la comparant