‹ DescartesChapitre 23 sur 172 · Ie«., VI · texte numérisé non relu

Ie«., VI

« voir l'incongruité de leurs objections ». » — L'incongruité des objections qui lui sont faites, comme il l'avait prévu, lui donne occasion de préciser sa pensée et son dessein. Ainsi Roberval l'accuse de ne guère faire qiie répéter Yiète. Descartes riposte dans une lettre à Mersenne : « Je commence par où Viète a fini % » faisant clairement entendre par là qu'il a pris l'algèbre au point où Viète l'avait laissée. Dans une autre lettre au môme correspondant, il revendique avec plus de force encore l'originalité de ses découvertes et en marque mieux le caractère : « Et tant s'en faut que les choses que j'ai « écrites puissent être aisément tirées de Viète, qu'au « contraire, ce qui est cause que mon traité est difficile « à entendre, c'est que j'ai tâché à n'y rien mettre que « ce que j'ai cru n'avoir point été vu ni par lui ni par '< aucun autre, comme on peut voir, si l'on confère ce « que j'ai écrit du nombre des racines qui sont en cha- « que équation, dans la page 372, qui est l'endroit où « je commence à donner les règles de mon algèbre, « avec ce que Viète en a écrit à la fin de son livre De « emendatione equationum^ car on verra que je les « détermine généralement en toute équation, au lieu « que lui n'en ayant donné que quelques exemples par- « ticuliers, dont il fait toutefois si grand état, qu'il a « voulu conclure son livre par là, il a montré qu'il ne « le pouvait déterminer en général, et ainsi j'ai com- « mencé par où il avait achevé '. » Ainsi, déterminer

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