‹ DescartesChapitre 35 sur 172 · Géom., liv. 3, V · texte numérisé non relu

Géom., liv. 3, V

trique. Ce qu'il se propose, c'est, en un mot, la résolution graphique des équations. Par une réciprocité inévitable, la géométrie recevra de ses services à l'algèbre une constitution nouvelle et des procédés plus puissants de découverte. Plus tard, lorsqu'avec Newton, Leibnitz, Bernouilli, Euler, l'analyse s'enrichira de nouvelles fonctions, lorsque, par suite, elle s'isolera de l'intuition géométrique pour se livrer uniquement à ses principes internes de développement, le sens véritable de la réforme cartésienne se perdra peu à peu. La géométrie analytique apparaîtra non plus comme une conséquence, mais comme le but de l'œuvre mathématique de Descartes. Cette fausse perspective doit être redressée ; les choses doivent être remises dans l'ordre que prescrivait la méthode. Fidèle à cette méthode. Descartes a inauguré la réforme des sciences par la science des choses les plus simples de toutes, c'est-à-dire des rapports et des proportions en général, par la mathématique universelle, comme il l'appelait lui-même.

Page 1