fass.^ 1" part., art. 6, IV
prunté au mouvement extérieur. C'est une chaleur, uu de ces feux sans lumière, comme ceux qui s'allument dans le \\n qui fermente ^; partant du cœur, il se répand, avec le sang, dans la machine entière et y porte le mouvement et la vie ^. Ainsi s'expliquent par le seul mécanisme les phénomènes en apparence les plus inexplicables de l'organisme. Qu'est, par exemple, la génération, ce point de départ de tout être vivant? Une fermentation, et rien autre chose. De même que la vieille pâte fait enfler la nouvelle, et que l'écume de la bière peut servir de levain, de même les semences des deux sexes, se mêlant ensemble, servent de levain l'une à l'autre ^. Qu'est encore la nutrition, cette génération continuée pendant la durée entière de la vie? Un ensemble de transports mécaniques, de chocs et de juxtapositions géométriques. « Au moment où les artères s'enflent, les « petites parties du sang qu'elles contiennent vont cho- « (pier çà et là les racines de certains petits filets qui, « sortant des extrémités des petites branches de ces « artères, composent les os, les chairs, les peaux, les « nerfs, le cerveau et tout le reste des membres solides, x< selon les diverses façons qu'ils se joignent et s'en- <( trelaceut, et ainsi elles ont la force de les pousser
1. Disc, de la méth., b* part., I, 174; Cf. Pflss., l'^ part., art. Ylll, IV, 4.3 ; « C'est ce l'eu qui lait la vie, tant qu'il brûle; c'est lui qui, en s'éteignant, fait la mort. » — Format, du fœtus., l-^epart., IV, 435 : « La chaleur qu'elle a dans le cœur (la machine vivante) qui est comme le grand ressort et le principe de tous les mouvements qui sont en elle. »
2. Disc, de la méth., 8« part., I, 174. — Cf. Pms. l^e part., art. S,
IV, 40 : « C'est une erreur de croire que l'âme donne le mouvement et ^
la chaleur au corps. »