‹ DescartesChapitre 43 sur 172 · Format, du fœt., 4« part., IV · texte numérisé non relu

Format, du fœt., 4« part., IV

« quelque peu devant soi et de se mettre en leur place; « puis, au moment que les artères se désenflent, cha- « cune de ces parties s'arrête où elle se trouve, et par « cela seul y est jointe et unie à celles qu'elle touche K » Que sont enfin les phénomènes nerveux, ces indices essentiels de la vie animale, qui, plus que tout le reste, semblent tenir à l'âme? Des mouvements encore, actions et réactions, et rien de plus. Il nous faut en connaître le jeu, si nous voulons plus tard comprendre quelquesunes des plus importantes pensées de Descartes sur

l'àme.

D'après Descartes, le cerveau communique avec le cœur. Le sang y est porté comme dans les autres pièces de la machine. Mais toutes les parties du sang qu'il reçoit ne servent pas a seulement à nourrir et entretenir sa substance ; » elles y produisent aussi « un certain vent très subtil ou plutôt une flamme très vive et très pure^. » Ce sont les esprits animaux. Descartes n'est pas l'inventeur de ces agents subtils, que, par un retour aux imaginations scolastiques ou plus simplement peutêtre par manière de divertissement littéraire, ses contemporains allaient bientôt animer et personnifier. Galien avait distingué trois sortes d'esprits : les esprits naturels qui se produisent dans le foie, les esprits vitaux qui naissent au cœur, les esprits animaux qui se forment dans le cerveau. Mais la nature de ces petits êtres était devenue depuis longtemps indécise ; corps ou âmes, on ne savait trop, les deux peut-être à la fois. Si

l.L'Hom., IV, 342.

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