Dioptriq., dise. 4», IV, 34., sqq
xc entrées de certains pores qui sont à la superficie inté- « rieiire du cerveau, par où les esprits animaux qui ■(( sont dans ses concavités commencent aussitôt àpren- « dre leur cours et vont se rendre par eux dans les . nerfs et dans les muscles qui servent à faire en cette « machine des mouvements tout semblables à ceux aux- « quels nous sommes naturellement incités lorsque nos « sens sont touchés en quelque sorte \ » Ainsi la sensation, ou plutôt le mouvement physiologique qui la provoque, ouvre passage aux esprits animaux emmagasinés dans le cerveau; ils se précipitent, en vertu du mouvement incessant dont ils sont animés, dans les tubes nerveux, et, par ces canaux, ils se rendent dans les muscles, qu'ils enflent, dont ils changent ainsi ^a forme, et, par ce changement de forme, ils provoquent le déplacement des pièces osseuses auxquelles ils sont attachés. Les nerfs ont donc, avec le concours des esprits animaux, une double fonction, fonction sensible et fonction motrice, et, en fin de compte, le mouvement animal est une réponse automatique de l'organisme à l'action du monde extérieur, un mouvement réflexe, comme disent aujourd'hui les physiologistes ^ Descartes sans doute n'a pas discerné les nerfs moteurs des nerfs sensitifs; on ne peut même trouver dans son anatomie du système nerveux un germe delà découverte réservée àCh. Bell et àMagendie ; 'il a vu cependant, avec une netteté sans pareille, que le système nerveux a deux fonctions distinctes, et que sa