‹ DescartesChapitre 62 sur 172 · Baillet, La vie de M. Desc.^ liv. III, ch · texte numérisé non relu

Baillet, La vie de M. Desc.^ liv. III, ch

2. Cl. P:^-emiéres pensées sur la générât, des amm.,XI, 379, sqq.

LlAUD. — DESCARXES. 8

« l'artère s'étendait, le sang en jaillissait par l'incision « que l'on y avait faite, et qu'il n'en sortait pas une « goutte dans le temps qu'elle ve nait à se rétrécii* *.))A un s-eul mot près, ne croirait-on pas lire une page de Claude Bernard ?

Outre ses expériences, il s'enquérait, avec un souci constant, des observations d'autrui. Sa correspondance en témoigne en maint endroit, « Si M. Gassendi, écrit-il 9 à Mersenne en 1630, a quelques autres remarques « touchant la neige que ce que j'ai vu dans Kepler et « remarqué encore cet hiver de nive sexangula et « grandine acuminata^ je serai bien aise de l'ap- « prendre, car je veux exphquer les météores le plus « exactement que je pourrai ^ » — « Je ne m'étonne pas, « écrit-il à N***, que la moelle de sureau pèse quatre et « cinq cents fois moins que l'or, mais je ne laisse pas « de vous remercier de la communication de votre expé- « rience, et serai toujours bien aise de savoir celles que tt vous avez faites ^ »

Si l'on examine en détail certains de ses travaux, on voit qu'il ftiisait de l'expérience un usage que les plus habiles expéi'imentateurs de nos jours ne désavoueraient pas. Considérons par exemple l'admirable discours huitième des Météoi^es. Il s'agit d'expliquer l'arc-en-ciel. L'observation et la comparaison des faits

1. Lctt., VII, 350. Cf. Lett., VHI, 227 : « Nous les chercherons ensemble (les veines lactées), à la première occasion, dans un chien en vie. »

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