‹ DescartesChapitre 79 sur 172 · if" Méd · texte numérisé non relu

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2. 5« Méd., I, 311. — Cf. Disc, de la Méth., 4« part., 1, 162 : « Je voyais bien que, supposant un triai:;;lc, il fallait que ses trois angles fussent égaux à deux droits, mais je ne voyais rien qui m'assu'àt qu'il y eùi au monde aucun triangle. »

« d'indubitable, car, soit que je veille ou que je donne, « 2 et 3 joints ensemble formeront toujours le nombre 5, « et le carré n'aura jamais plus de quatre côtés ; et il ne « semble pas possible que des vérités si claires et si appa- « rentes puissent être soupçonnées d'aucune fausseté ou « d'incertitude *. » Nous voilà donc en présence de jugements absolument fermés à l'erreur, rebelles au doute par conséquent, et, si notre science n'est pas réelle, à tout le moins elle est logiquement vraie. Descartes passe outre encore. « Nous douterons aussi, » dit-il dans les Principes, « de toutes les autres choses qui nous ont « semblé autrefois très certaines, même des démonstra- « tions de mathématique, et de ses principes, encore « que d'eux-mêmes ils soient assez manifestes ~. » Et pour quelles raisons douter ainsi de ces vérités indépendantes de toute affirmation de choses réelles hors de nous? « Il « y a des hommes qui se sont mépris en raisonnant sur de « telles matières ^. » Rien ne m'assure alors que je ne me trompe pas aussi. S'il est vrai que le point de départ de ces raisonnements est clair et évident, que les raisons par lesquelles nous venons peu à peu aux conclusions le sont aussi, nous pouvons oubher ces raisons, nous souvenir seulement des conclusions, et, dans ce cas, celles-ci ont perdu leurs titres à la créance '^. Et puis ce Dieu

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