‹ DescartesChapitre 9 sur 172 · ReguL, reg. 12, XI · texte numérisé non relu

ReguL, reg. 12, XI

sance, du cloute, de l'ignorance; et, dans ces choses qui peuvent se dire également des corps et des esprits, les notions de l'existence, de la durée, de l'unité; tels sont encore ces jugements qui ne peuvent se réduire à d'autres plus simples : deux choses égales à une troisième sont égales entre elles ; deux choses qui ne peuvent être rapportées de la même manière à une troisième ont aussi entre elles quelque différence '. Toutes les séries distinctes entre lesquelles nous pouvons distribuer les connaissances réelles et possibles aboutissent ainsi à un certain nombre d'éléments simples au delà desquels Tesprit ne saurait rien atteindre ni rien demander \

Ces natures simples ont un caractère essentiel qui les différencie des natures composées. Les natures composées sont par elles-mêmes obscures et incertaines ; les natures simples sont, au contraire, investies d'une certitude à toute épreuve. En elles, tout est vrai, rien n'est faux. Nous les voyons d'une vue directe, exempte d'illusion et d'erreur K Nous les connaissons non par le témoignage variable et souvent trompeur des sens, ou par les jugements presque toujours illusoires de l'imagination, mais par une intuition si évidente, que le moindre soupçon de doute en est écarté ^ Pouvons-nous

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