Méd
étendue en longueur, largeur et profondeur, qui existe à présent dans le monde, avec toutes les propriétés que nous connaissons manifestement lui appartenir '. »
De là ce principe général qui clôt la théorie de la certitude objective : « ce que nous concevons clairement « et distinctement appartenir à la nature ou à l'essence w ou à la forme immuable et vraie de quelque chose. » L'entendement nous ofTre des possibilités logiques; la volonté nous pousse à les croire; la croyance au Dieu parfait ouvre à la volonté une carrière égale à celle de l'entendement. L'intervention de Dieu avait porté le doute au comble, l'intervention de Dieu dissipe les derniers doutes. Que pourrais-je en effet m'objecter encore? Que je dors et que je rêve? Mais, quand bien même je dormirais, tout ce qui se présente « à mon esprit avec « évidence est absolument véritable ^ »
Il y a donc, au point de vue de l'existence, trois ordres de vérités : la vérité de mon existence, immédiatement saisie dans le fait même de ma pensée; la vérité de l'existence de Dieu nécessairement conclue de son essence; enfin la vérité des choses claires et distinctes, présentées comme possibles par l'entendement et réputées réelles par la volonté, sous la garantie de la perfection divine. Cette triple certitude ne repose pas sur une même base unique ; la première a pour fondement le fait de la conscience; la seconde, une nécessité logique, et la troisième enfin, une nécessité logique, la possibilité des essences claires et distinctes, un tait de conscience,