Transcendent al Dialectic
DU RELATIVISME
Je pense : de là m'apparalt une conscience uni- „ue devant d'innombrables phénomènes; non point au moment où ma conscience accompagne chacune de ses données diverses ; mais lorsque je les combine, et fais de plusieurs une unité synthétique. Jai conscience d un moi identique sous toutes les données diverses d une perception : mais ne dites pas que ce moi existe; dites seulement qu'une synthèse de ces données s'est effectuée Si toutes les sensations étaient sans Uen entre elles, comme les petits morceaux d'un miroir brisé, aucune connaissance ne se formerait.
Penser est donc resserrer en une seule conscience les données innombrables venues du monde. S'il n'en était pas ainsi je serais conscient d'un moi de toutes lormes et de toutes couleurs, comme le sont les données distinctes. Cette unification m'est connue à priori; l'identité dans l'aperception précède tout acte défim de la pensée : c'est le principe suprême de notre connaissance . Un instant (et le passage est fort curieux) Kant suppose « une intelligence dans laquelle la conscience du moi serait en même temps conscience de toutes les déterminations complexes des objets : cette intelligence serait perceptive ». La nôtre a recours aux sens pour la perception : elle-même est seulement pensante. Je reste le même sous les déterminations variées qui me sont présentées en une perception; je les appelle miennes. Cela revient à dire que, à priori, j'ai conscience d une