‹ Descartes [microform]Chapitre 21 sur 94 · Troisième Méditation, p · texte numérisé non relu

Troisième Méditation, p

d-Alckmaar. Et ce même théologien faxt remarquer que la séparation de l'àme et du corps ne prouve pas que ;j doive survivre : Dieu a pu créer l'âme de tel e nature quesa durée setermine enméme temps quecelle de

la vie corporelle. ,

Ici je n'ai rien à opposer, répond Descartes Je n entr prendrai jamais de trancher par les seules forces de la ronhumainecequidépenddelalibrevolontédeO^^^

Nousreconnaissons ici encorel'ennemi dudogmatxsme intellectuel: point d'idées qui soient nécessaires; ilne se fierait pas même à un raisonnement géométrique, si la liberté divine pouvait paraître enchaînée. Son espnt réaliste préfère l'intuition directe de l'Etre, à la fragile

loffique de la Loi.

11 va raisonner cependant, suivant nos connaissances naturelles». Elles nous apprennent que Vâme est une substance et qu'elle est séparée du corps; que le corps humain diffère des autres corps seulement par la figure des membres et d'autres accidents de ce genre et qu'enfin la mort du corps n'est qu'une redistribution des éléments et un changement de forme. Nous n avons aucune raison, aucun exemple qui permette de supposer la mort ou l'anéantissement d'une substance telle qu un esprit survenant par le fait d'une cause aussi egere qu'un changement de forme : simple accident et accident non point mental, mais corporel. Il y a plus : nous n'avons aucune raison à alléguer, aucun exemple a citer

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