Meditalio 1er lia
DKSCARTES.
au non-être, en sorte que l'idée de l'infini comprenant tout l'être comprend tout ce qu'il y a de vrai dans les choses. »
Quant à l'existence de Dieu, il a voulu en tirer la preuve « de l'idée ou de la pensée que nous avons de lui ». Il a donc premièrement distingué nos pensées en plusieurs genres pour « remarquer lesquelles ce sont qui peuvent nous tromper ».
Il a dû aussi « distinguer entre les idées qui sont nées avec nous, et celles qui viennent d'ailleurs, ou qui sont faites par nous, pour prévenir l'opinion de ceux qui pourraient dire que Tidée de Dieu est faite par nous ou acquise par ce que nous en avons ouï dire ».
Enfin il « insiste sur le peu de certitude que nous avons de ce que nous persuadent les idées que nous pensons venir d'ailleurs, pour montrer qu'il n'y en a aucune qui fasse connaître rien de si certain que celle que nous avons de Dieu ».
Il invite Glerselier à relire sa V iMéditation : De Deo, quod existât.
En effet, dans cette œuvre admirable, toutes ces considérations sont réunies.
On voit tout de suite qu'il s'agira de deux classements, l'un d'après la nature de nos idées, l'autre d'après leur origine.
Quand il nous a défini « une chose qui pense », il a donné au mot pensée le sens le plus large; il embrasse par là tous nos états de conscience, parmi lesquels il distingue aussitôt les intuitions, les affections
DE l'homme.
ou volontés, les jugements : Je vois, je désxre ou je 1ns j-afâme. Les idées proprement dites sont des X «n homme, une chimère, le ciel, un auge, ^Lorsque je désire, ou lorsque je cra^ns. Uc.e
devient le « sujet de l'action de mon espr.t ce comme une matière première à laquelle « J ajoute auelaue chose par cette action ».
'ÏÏ idées, les affections, prises en elles-mêmes, son toujours sincères et ne sauraient me tromper xl n peut y avoir erreur que dans le troisième cas, celui da ;lent. « Pour ce qui concerne les idées ense.gne Des artes', si on les considère seulement en elles-mérnes lu on n les rapporte pas à quelque autre chose, elles ^peuvent . proprement parler être ^-es c.r so aue i'imagine une chèvre ou une chimère, il n est pas iCfi que j'imagine rune que rautre. une au
uas craindre aussi qu'il se puisse rencontrer de la faus Lé dans les affections ou volontés; car encore que je puisse désirer des choses mauvaises ou -^-^^ - Lent jamais, toujours est-il que je les desir . Am U ne reste plus que les seuls jugements dans lesquels dois prendre soigneusement garde de ne pas me omper' Or, la principale erreur et la plus ordinaire cui s'y puisse rencontrer consiste en ce que je juge 'q: le idées qui sont en moi sont semblables ou c^- Lmes à des choses qui sont hors de moi; car certaineme t si je considérais seulement les idées comme de