Troisième Méditation
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d'un mode, ou d'un accident.
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DE L HOMMK.
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Mais je suis, au moment même où je puis être trompé, victime d'illusions, plongé dans les songes. Mon existence est plus sûre que celle du monde ; je suis quelque chose de plus réel.
Cette gradation dans la réalité étant aperçue et admise, il est bien clair que je n'en suis pas le dernier terme. Rappelons-nous comment Descartes se voit luimême : « res cogitans, pauca intelligens, multa ignorans ».
Est-ce là toute la réalité concevable? En nous considérant nous-mêmes, faibles, ignorants, dont la puissance est presque nulle, dont l'action, l'intervention icibas ne sont aucunement obligées; croirons-nous contempler l'Être nécessaire? Ce sentiment de sécurité, si rassurant la première fois que Descartes, dans l'angoisse du doute, a osé dire : je suis! ce sentiment s'est-il maintenu, dans tout son orgueil salutaire? ou bien avons-nous senti que notre Être ne se suffisait pas à lui-même et avait besoin d'un appui?
Nous sommes, parce que nous pensons ; et cependant pas une de nos pensées ne saura nous satisfaire et nous convaincre. Nos idées générales ne sont que des formes, d'après Kant ; et notre certitude mathématique n'existe pas même pour Descartes, avant que la véracité de Dieu ne l'ait rassuré.
Sommes-nous donc la plénitude de l'Être, la parfaite réalité? Pouvons-nous croire que nous sommes ce que Kant appelle « Ens realissimum* » ? Non ; nous occupons
1. Transcendental DialectiCypSirAS^. 634, édil. Walson^ The cosmological Proof,
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