‹ Descartes [microform]Chapitre 34 sur 94 · A Elisabeth, sepUnibre 1C4G · texte numérisé non relu

A Elisabeth, sepUnibre 1C4G

DE LA SOCIÉTÉ

Passons à l'autre signe distinctif :M. Durckeim neparle pasTde la répression matérielle seulement; mais du

Lépris public encouru par ^^^:^^^ ,,,

u 1 a réact on sociale, dit-il, suii i luua^ „TZé,im> néc«si.é;el.e es. p.édéUrmm.. p»fms iusque dans ses modalités. »

A nTle mal et l'injuste ne peuvent être distingue aurais coup et par l'effet produit. Ils ne possèdent Tunne réalite d'ordre social; ils ne sont rien en deho quuueic t „. „„; phâtie Nous possédons

de la société qm réagit et qui châtie. ^ P le critérium que nous cherchons : « ^ou ^t ^a consiste dans une règle de conduite -ncUo-ée.

cette définition, suivant M. Durckeim, ne fait que^ p.er,sous une forme plus scientifiqu^^^^^^^^^^ l'opinion commune, à savoir que les règles on't obligatoires. Mais comment -on— ^^^^^^^^^^ cette obligation? Est-ce en interrogeant notre cens ctnce° M Durckeim répond que toutes les conscienc s : rnt pas semblables, même au sein d'une même so ciété. 11 en est de délicates et de g-^^;^;;;; d'atteintes d'une inversion du sens moral. « A laqurile faudra-t-il s'adresser? A celle de homme cuU v a celle du laboureur, à celle du d^l-qu- ' >- H vau mieux chercher « un fait externe qui reflète 1 état int

I . fait externe, c'est la sanction mfligee par la rieur ». Le laii exiciuc,

société, vous reconnaître, à cette marque ce qui obligatoire et non ce qui paraît tel ». Lllgement de la conscience individuelle nous paraît

ici fort légèrement écarté.

DE LA SOCIÉTÉ

DESCARTKS.

Elle peut se tromper. Mais pourquoi d abord ceUe au laboureur serait-elle plus faillible que celle de l-homme cultivé? Pourquoi l'homme cultive sera.t-i autorisé à ranger le laboureur à moitié chemm eutre lui-même et le délinquant dont le sens moral t perverti? Bien des laboureurs ont montré des se^ - Lnts plus délicats que ceux des Sommes culU

D'autre part, la réaction sociale qu» se P-d-t après une infraction à la loi morale, et demeure pour M Dr-

ekeim la marque <l-t-*-« ^^^"^ ^"\7^:' ^^^^^ infailliblement? Le jugement de la socxe.e est-d plus délicat et plus sûr que n'est celui de la conscxence individuelle? Le beau livre du D' Le Bon, sur la psycho logie des foules, nous apprend que les cas de foUe en ommun sont habituels. Si l'on veut parler ^e pen^atérielles, a-t-on oublié les victimes — ^^^ ^/j tvrannies, des fanatismes et des révolutions? T op de l^:cbers, de potences et décbafauds ont été es mstru n,ents des sanctions sociales, alors que la loi morale

n'était point en cause.

Et si nous considérons les récompenses ou les pem s quedistribuel'opinionpublique,ilfautconven.rquelle

commet des erreurs. Plus que le jugemen individu , elle est sujette aux entraînements, et à celte faute U. gique très commune qui est l'abus de 1 induction. Ln lot, un geste d'un homme auront plu ou déplu eU propos de tous les actes de sa vie, un préjuge s établira par avance : Usera l'homme populaire ou l homme détesté Il est d'ailleurs beaucoup d'hommes qui vivent en

, .., laveurs ou des sévérités de l'opinion : la loi dehors des laveurs existences par trop

k„„bl« e. obscure.' ».-<! ^^____^,^ ^„„^,,

°'°" '. . ,<,aolog« n'.amel pas de morale iaMuelle. • ™' " „ ,1 oartout les individus qui sonl en pré

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Société'. » , , . o-, v„n s'en tient à nos défini-

Ailleurs, il conclut . « Si l «^^ ^^ j^j^^e

Uons, tout le droit entre dans a -- ^ ^^ ^. ^,^ ..orale pénétrer ansjedr^^e^^^^

;LrrLS,tl-rdétre une discipline élective

des volonté,. « . ^,^^^ ^^ ,^„ q^e

^" rolera L'important est que l'un et

tout le monde formera. L imp ^^^^^^.^ ^

Vautre ne soient pas con^ndus , on ^^^^^ ^^ ^^ cette conclusion «déplorable ^^«^ ,^.^^^ ^^ ^^.^

raie, et par conséquent - «^^^ ^ paradoxe soucrée en même temps le juste et -3-^;- ^,^^,„, .

tenu par Hobbes -;;: ^iTé^tionnaires.

par d'autres au profit des pouvoi

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