CHAPITRE VU
DE DIEU
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Descartes a cru nécessaire, avant de rien étabUr, de saccoutumer à douter de tout, et « principalement, dit-il, des choses corporelles, ne sachant rien de si utile pour parvenir à une connaissance ferme et assurée » .
Mais il a hâte de sortir d'un fâcheux état d'esprit, qu'il apprécie en ces termes :
.. Encore que j'eusse vu U y a longtemps plusieurs livres écrits par les sceptiques et académiciens sur cette matière, ce n'est pas sans quelque dégoût que je remâchais une viande si commune '. »
U venait donc, lorsque nous l'avons quitté, de lancer tout à coup, avec une soudaineté un peu déconcertante, la grande affirmation sur laquelle toute sa doctrine philosophique repose : l'existence de Dieu.
Hobbes, Catérus, Gassendi, les auteurs d'objections, reviennent à la charge : Descartes va, point par point, leur répondre, et nous verrons qu'il a aussi répondu par avance à des objections venues plus tard.