Réponses aux detucièmes objections
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Hobbes l'attaque avec vivacité». Il se fâche. « Je vous ai dit souvent que de Dieu, de l'âme et de la substance, nous n'avons aucune idée. Un raisonnement définit la substance, mais ne nous la fait pas concevoir, et n'en fournit aucune idée, par conséquent... D'autre part, veuillez bien songer à ce que vous appelez plus de réalité. La réalité est-elle capable de plus ou de moins? une chose (re^)va-t-elle être plus chose qu'une autre?» Descartes riposte non moins vivement. Pour moi, j'ai dit souvent que l'appelais idée, aussi bien l'idée d'un être de raison, que celle d'un être perçu de toute autre manière. Oui, la réalité est susceptible de plus oU moins; la substance est plus réelle que le mode; une substance infinie et indépendante est donc plus réelle que celle qui est finie et dépendante. « Tout cela est fort
connu. »
Gassendi remonte au point de départ de la démonstration. Pourquoi veux-tu arracher de ton esprit, même au moyen d'artifices, toute pensée antérieure ? Pourquoi inventer des songes, un Dieu qui t'abandonne, un démon trompeur? Tu vas te dépouiller de ton vieux préjugé, pour en accepter un nouveau. Il suffisait de te méfier de la faiblesse de ton esprit. Mais tu penses le fortifier ; il ne pourra plus concevoir que le vrai si tu l'as débarrassé de tout préjugé. Où donc est la nouvelle
certitude ?
Quoi! Oseras-tu raisonner ainsi? Si un être endormi,