‹ Descartes [microform]Chapitre 50 sur 94 · I. Vol. III, p · texte numérisé non relu

I. Vol. III, p

DEf^ARTES.

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Puis de la percussion en général, comparée à la pression. Puis de l'effort de plusieurs arcs, bandés à la suite les uns des autres, ou de plusieurs poulies combinées. La lettre donne des nouvelles du temps : le vent, dans la nuit qui a suivi le jour des Rois, a arraché plusieui. arbres, renversé plusieurs moulins et chemmees ; et « toutes fois j'ay ouï dire, qu'à 10 ou 12 lieues dici, dans la mer, il n'y avait aucun orage ».

Elle se termine par un curieux récit. Hortensius, il V a quelques années, en Italie, a tiré son propre horoscope, et annoncé qu'il mourrait en 1639 ; deux jeunes gens qui se trouvaient avec lui ne devaient pas de beaucoup lui survivre. Il vient de mourir; et des deux pauvres jeunes gens l'un est mort de saisissement, ; l'autre est si languissant et si triste qu il semble faire tout son possible, afin que l'astrologie n ait pas menti » « Voilà, s'écrie Descartes, une belle science qui sert à faire mourir des personnes qui n'eussent peut-être pas été malades sans elle ! « Et il plaisante un M. Meissonnier qui, bien qu'honnête homme lu. a envoyé un livre où il mêle « trop d'astrologie, de chiromancie et autres telles niaiseries ». De nos joui^ xl

n'eût point été spirite.

Il répond même aux questions les plus étranges. On assure, lui écrit un jour Mersenne, que de petits chiens se voient dans l'urine d'une personne mordue et atteinte de la rage. J'avoue, répond Descartes, que j'ai toujours cru que c'était une fable. U n'est pas plus crédule quand des Hollandais viennent lui dire qu en une

nuit, à Wesel, « une dent était crue dans la bouche d'un

pendu ».

On est surpris de voir l'inventeur de la géométrie

analytique afiecter parfois du dédain pour les mathématiques. C'est qu'il donne ce nom à l'ingénieuse explication de quelques problèmes sans utilité pratique ou philosophique. Cela lui semble un jeu inutile.

U écrit à Stampioen' : « Encore que j'aie fort peu étudié aux mathématiques, et même que je fuie les occasions de m'y exercer le plus possible, à cause du temps qu'elles emportent, toutefois j'ai cru être obligé d'examiner votre question, puisque vous avez pris la peine de me l'envoyer tout exprès. »

Ce jeu est la constante occupation de Roberval : et en toute occasion Descartes si bienveillant et gai, témoigne de l'humeur que lui cause cette explication de questions qui ressemblent à des rébus, plutôt qu'à des problèmes. U écrit à Mersenne : « Je ne me souviens pas d'avoir cherché le problème de la roulette. Je juge qu'il est aisé à trouver. Mais je fais si peu d'état de toutes ces questions particulières et dont je ne vois pas l'usage que je serais marri d'y employer un seul moment. » 11 aime mieux converser avec son illustre et aimable élève, la princesse Elisabeth. EUe lui écrit un jour : « Vous m'avez fait connaître une chose qui pense et qui sent et que j'appelle mon âme. Expliquez-moi comment mon âme remue mon bras. Je ne vois que le choc entre

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