Troisième Méditation, p
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question TexpUcation des phénomènes de la nature : car s'il lui plaît de considérer ce que j'ai écrit du sel, de la neige, de l'arc-en-ciel, il connaîtra bien que toute ma physique n'est autre chose que géométrie ^ « Nous avons dit dans quelle mesure sa méthode mathématique exclut le recours à l'expérience. En principe, en droit, la physique est une œuvre de raison ; notre raison à elle seule reconstruit le monde. L'expérience ne sert que de secours pour aller plus vite et trouver toutes faites les constructions que la raison avait le
pouvoir d'édifier.
Sur ce point Kant ne lui infligera pas de démenti. N'a-t-il pas donné le plan d'une physique à priori? Les points de vue, il est vrai, sont bien différents : Kant et Descartes sont éloignés de toute la distance qui sépare le Nominalisme du Réalisme. L'un connaît à priori les formes subjectives auxquelles le monde extérieur doit s'adapter afin de devenir pour nous phénomène. L'autre, au milieu du chaos où Tout jeté ses doutes, a eu l'intuition directe de ces deux réalités, le moi, être pensant, et Dieu, être infini, qui ne saurait nous tromper. Lorsque Descartes prononce ces mots : « Je suis une chose qui pense », ce n'est point une faculté médiocre, un accessoire, un auxiliaire de la Vie, qu'il reconnaît en l'homme : c'est une puissance créatrice; et il conclut hardiment : « Du connaître à Tètre la conséquence est bonne. »