V Évolution et la Vie
a^Q DESCARTES.
,. sens quanl i moi, toul le contraire ; et la vi. «e ,e IXtè a .oi ,ue oommo laible .t P-^f •J";«aue 1. force? En suis-je encore a contondr. 1. te. r: d. me, «osoles avec l.n.r.i. ph,s„u. ; et .,i, me représente par e«mple 1. sr."ta«'» f 'f^' TcaesL. e,t-il vr« ,»e ie .'.ie 1. no;- ^- ■»«-
,e„ent,»e P«;i".e™*^2"f ^^ „ „^,.„,^ Certains esprits ont pu douter uu
^« npsrartes feindre que tous les objets ils osent, comme Descartes, leu ^
de nos perceptions n'existent pas en eux-mêmes La pn^ ne connaît point de bornes, elle franchit tous Cespaces; elle peut s'emparer des mondes mnorn- Lle's et imaginer qu'ils n'ont ^'existence qu -^^ tellectu Elle peut réduire toutes nos perceptions à letrer qu'en nous-mêmes; et enfin se proclamer seule
'tZ bien les mots ont cbangé de sens, ou b'^n U Vie ne peut aucunement prétendre au carac èr d un - I rsalité. Je puis me dire que le bleu du ciel n est qu .a sensation, que l'espace et le temps - sont ^^^^^^^^^ formes de ma perception extérieure ; que 1 attraction :Zselle n'estV l'hypotbêse commode à ma^ais^n pour rendre compte à la fois de plusieurs phénomèns nue ie projette hors de moi les lois de mon esprit et les ! ends poL les lois de la nature, et qu'enfin les chose Lit ce qu'elles paraissent, parce que ma pensée les a
faites ainsi. i ^,
Mais est-ce mon souffle qui les pousse, ou mon b^a qui les remue? Quel rapport avec ma vie? Ce qui
OBJECTIONS
pense, dépasse et domine l'univers. Ce qui se nourrit et respire y tient une place minime. La vie est la fleur de Tunivers, plutôt qu'elle n'en est l'élément premier. Elle est délicate, et à la merci d'un faible changement : quelques degrés de chaleur en plus et l'histoire des vivants serait finie; tandis que le firmament, comme l'a dit Henri Poincaré, demeurera encombré d'astres éteints. iVIa pensée embrasse et contient tout l'Univers : c'est à peine, cependant, si dans cet univers on voit apparaître ma vie.
Ma vie, d'autre part, ne « mord pas sur la matière brute ». Je ne lutte pas avec l'indéterminé; j'ai mieux à faire : le comprendre. Et je n'élargis pas autour de moi une sphère d'indétermination : ce serait élargir autour de moi le domaine de l'inintelligible.
Sommes-nous aussi tout à fait satisfaits de l'idée qu'on nous donne de la conscience, et la voyons-nous uniquement naître en ce moment d'hésitation qui précède le choix entre plusieurs actions possibles, ou se balancer toujours entre le passé qui revient et l'avenir qui commence? Ne serons-nous pas au contraire, quand nous contemplons la nature ou jouissons d'un objet d'art, conscients du présent, oublieux de la durée, sans évoquer un souvenir, et surtout sans préparer une action? Combien peu de chose est notre action, et est-il au contraire une limite qui s'impose à nos pensées? La joie, dit M. Bergson, c'est le triomphe de la vie : c'est la création. Le triomphe de l'intelligence apercevant la vérité a donné d'aussi grandes joies à Descartes.
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