‹ Descente de l'âme de Molière dans les Champs-ElyséesChapitre 14 sur 18 · Le renard est le symbole de la ruse et de la fourberie · texte numérisé non relu

Le renard est le symbole de la ruse et de la fourberie

3. Par antiphrase : Brécourt était violent, brutal et querelleur.

4. Balthazar du Verger, comédien de province, était à Lyon en i663.

5. André Baron le père, fameux comédien de l'Hôtel de Bourgogne, mort le 5 octobre i655.

0. Nicolas Biet de Beauchamp, natif de Senlis, en Picardie, avait un talent singulier pour jouer certains rôles de femmes : on le trouve à Lyon en i655, à Chambéry en 1659, etc., etc.

7. René Berthelot, dit Du Parc et Gros-René, camarade de Molière en province, l'avait suivi au Petit-Bourbon et au Palais- Royal. Il mourut le 4 novembre 1664.

8. Il y a ici un jeu de mots, et il s'agit du parc d'Amboise qui. comme on sait, domine d'assez haut le cours de la Loire.

Ensuite paroissoit Molière au milieu des Poètes Aristophanes^tTerence2, l'un Grec, et l'autre Latin. La queue de son Manteau Triomphal estoit portée parles Satyriques Régnier3, Berthelot4 et Cigogne5. Autour de luy estoit la Musique ordinaire de Pluton, composée de Cliquettes de Ladres6, Trompes de

i. Aristophane, le grand comique athénien, vivait dans la seconde moitié du V siècle avant J.-C.

2. Térence, dont il ne nous reste que six comédies, vivait de 192 à 159 avant J.-C. 11 naquit à Carthage, en Afrique.

3. Mathurin Régnier, né en 1573, mort en i6i3 ; au jugement de Boileau, il connut le mieux, avant Molière, les mœurs et le caractère des hommes.

4. Elève et ami de Régnier, auteur des Soupirs amoureux, Paris, 1646, in-8°. René Berthelot, le Gros-René de la troupe de Molière, le mari de la belle Du Parc, était-il son parent ?

5. Le sieur de Sigongnes composa le Balet des Quolibets, dansé au Louvre et à la Maison de ville par Monseigneur, frère du Roy. le 4 janvier 1627 (Paris, A. Courbé et de Sommaville, 1627, in-8*). En 161 7 avait paru un Recueil des plus excellents vers satyriques de ce temps trouvés dans les cabinets des sieurs de Sigognes, Régnier, Motin, etc.

En 1618 parut le Cabinet Satirique, ou Recueil parfait des vers piquants et gaillards de ce temps, tiré des secrets cabinets des sieurs de Sigognes, Régnier, Motin, Berthelot, Maynard, et autres des plus signalés poètes de ce siècle; in-12.

Une nouvelle édition fut donnée en 1666, à Leyde.

6. Espèces de castagnettes d'os ou de bois, que les lépreux étaient obligés de porter et d'agiter pour avertir de leur approche ceux qui redoutaient la contagion. (Voir Rabelais, L. II. C. xix.)

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Laquais, Cornets de Vaches*, et Vessies pleines de poix*, qui ^'accordant admirablement bien avec les voix des trois Furies, on entendoit prononcer ces mots :

// est ça bas ce Grand Molière Qui fut ce qu'il voulut la haut:

La Mort, qui ïa mis dans la Bière, L'a récompensé comme il faut, Et luy, qui de tout se mocquoit, A poussé le dernier Hoquet.

Il fut si fameux dans la France, Qu'on admira tout ce qu'il fit.

Mais cet homme de conséquence A la fin a rendu l'esprit ; Et luy, qui de tout se mocquoit.

A poussé le dernier Hoquet.

1. Trompes de bouviers, en terre ou en corne, appelées auss cornets à bouquin.

2. L'abbé de Chaulieu, dans une de ses lettres, datée précisément de 1674, parle d'une « musique de Calicut, composée de trompettes marines et de vessies de cochon » (p. 37, des Lettres inédites de Chaulieu, Paris i85o, in-8*).

Les paradistes du boulevard imitaient la trompette marine en remplaçant la mandoline par une vessie pleine d'air et gonflée comme un ballon. (Voir Castil-Blaze, Molière musicien, II, p. 28

La gravité avec laquelle marchait le Triomphant estoit une des plus agréables choses de cette Réception, excepté qu'il avoit toujours aussi mauvaise mine qu'en l'autre monde1.

A sa suite estoit porté dans une Jatte le fameux Scarron2 suivy de tous les Comédiens et Comedienes trépassés3; et pour clorre la Pompe, une grande quantité de Musiciens, Maistres à Danser, Peintres, Décorateurs4, Violons3, Portiers de Comédies6, gens

i. Voir YÉÎomire hypocondre, de Le Boulanger de Chalussay.

2. On sait qu'à la suite d'un accident, Scarron demeura perclus et termina ses jours dans sa chaise, n'en bougeant non plus qu'un cul-de-jatte et s'intitulant : Malade de la Reine.

3. Parmi les plus célèbres, citons Bellerose, Mondory, Floridor, Beauchasteau, Montfleury ; Mlles de Villiers, Baron mère, Du Parc, des Œillets, Madeleine Béjart, etc.

4. Buffequin (Georges) était « feinteur » en 1627 ; son fils Denis, né en 1616, machiniste - décorateur, était l'oncle de R. Poisson. Giacomo Torelli, machiniste habile auquel on doit les décorations de la Finta Pazca, d'Orfeo, d'Andromède, etc.

Vigarani lui succéda et détruisit l'œuvre de son prédécesseur.

5. Un nommé Marchand, attaché à la troupe de Molière au Palais-Royal, vivait encore en 170!.

6. Gillot, dont la fille Barbe épousa Jean Crosnier en 1677, et La Fontaine (Louis Ruffin), comédien de S. A. R., qui était à Lyon en 1644, furent tous deux bleesés comme portiers du Palais- Royal en i663 et 1664.

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qui avoient tous contribue à la gloire de ce Grand Homme, et qui, après l'avoir conduit à son lieu destine, s'en retournèrent aux leurs, et laissèrent nostre Héros jouir de la Gloire que méritent ses Incomparables Ouvrages.

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