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En comparant les décades, il en ressort une valeur croissante, soutenue en hausse sans exagérations et qui, au contraire, se fait graduellement. C'est le résultat de la meilleure qualité annuelle de l'article, par suite de Textension du croisement et des progrès faits par les éleveurs dans les systèmes de soins klui* donner.
~ 58 — Les prix de Varrobe (i i kil. 1/2) dans les décades sont :
Années Prix supérieur Moyen Inférieur
Les alternatives quî se sont produites entre les décades sont dues à des causes transitoires, àde mauvaises années sur le marché producteur, à des excès momentanés dans les centres industriels; mais les baisses de prix que ces circonstances ont occasionnées n'arrivèrent pas jusqu'à la plus-value de 1866-67 qui est le prix des mauvaises laines et du rebut en 1886, — et la réaction continua lentement jusqu'à la hausse.
L'unique exception est la baisse de 187O, année de perturbation pour rélevage, alors qu'une épizootie terrible déprécia tous les produits du pays. A cette époque, la qualité et la quantité des laines souffrirent un coup fort rude par suite du mauvais état des troupeaux. Ainsi le démontre l'exportation comparée de deux saisons :
1868-1869 178.955 balles.
Déficit 30.665
Pendant les années i883, 1884 et i885, les marchés consommateurs restèrent abattus; mais nos laines se maintinrent plutôt en hausse parce que le commerce les exportait en gagnant la prime sur l'or pendant le cours forcé. Le papier-monnaie a oscillé, par rapport à l'or, de 1884 à 1886, de 160 à 118 et, malgré les différences du change, depuis 1866 jusqu'à 1886, l'augmentation réelle des prix se maintient en faveur de la production»
La hausse s'est accentuée en 1886, bien que Tor soit tombé subitement à 121, oscillant jusqu'à i3i, en conséquence d'une réaction favorable sur les marchés européens, dont les prix soutenus paraissent marquer une longue période d'activité dans ces affaires. Si l'or eût été plus haut et la qualité des laines meilleure, les prix auraient atteint peut-être le maximum de 7 piastres nationales pour les bonnes laines générales. On sait, en effet, que la saison a été ruineuse pour la campagne et que, si toutes les espèces animales ont souffert, les moutons ont été les plus éprouvés et ceux qui ne sont pas morts n'ont donné, du moins, qu'une laine défectueuse et pauvre.
En plus de ces raisons fortuites, il y en a une autre d'ordre général qui stimulera pendant longtemps notre production de laine fine. L'Allemagne et la France, sous l'influence des besoins des abattoirs publics, ont abîmé leurs précieux trésors de sang mérinos par des croisements absurdes avec des types anglais pour donner plus de corps à leurs troupeaux. Leurs laines ont donc perdu tout caractère, grâce à ce type hybride, péri table mérinos d'exportation j dont se remplissent annuellement nos maisons de ventes publiques et pour lequel malheureusement les acheteurs ne manquent pas, malgré l'opinion des éleveurs entendus qui disent que bien qu'acquis gratuitement, il serait encore cher. Ce sont cinquante millions de moutons de moins pour la concurrence et les fabricants, spécialement les Allemands, déclarent déjà leur préférence pour les laines argentines, comme produits légitimes d'origine mérinos constamment alimentée.
Le même mouvement favorable s'observe aussi sur les peaux de mouton, selon le tableau suivant provenant de la même origine que le précédent :
— bo —
AOÉ!S
PEAUX
de
PEAUX